Aider les kiosquiers

Publié le par Yves-André Samère

Quelques précisions sur les kiosques à journaux qui sont une spécificité de Paris. Récemment, du 17 au 21 avril, une manifestation se déroulait sur le parvis de l’Hôtel de Ville, en leur faveur : exposition sur leur histoire de 1857 à nos jours, portraits de kiosquiers, premières pages de journaux, et conférences. C’est terminé, mais le programme, à titre de curiosité, est ICI pour encore... je ne sais combien de temps.

Depuis leur apparition, vers 1857, sur les Grands Boulevards et du côté de Saint-Michel, il existe à Paris 400 emplacements possibles pour des kiosques, mais seulement 340 sont installés. En 2004, il n’y en avait que 266. Leur aspect est resté à peu près ce qu’il était au début, et c’est tant mieux, le style des abribus étant mal vu des Parisiens. Mais les kiosquiers sont de plus en plus souvent des immigrés, venus du Maghreb ou des pays de l’Est européen ; c’est que, comme je l’avais déjà noté, leur existence est difficile, ils travaillent beaucoup et gagnent assez peu, car la vente seule des journaux ne suffit pas à leur assurer le minimum vital. C’est pourquoi la Mairie les a autorisés, depuis 2011, à vendre des souvenirs, des boissons, et même... des parapluies. Bientôt, ce sera aussi des cartes postales illustrées de vieux clichés de Paris (la manif pour tous avec le portrait de Frigide et de Christine Boutin ?). Puis, destinés aux cyclistes, des ponchos contre la pluie, des cadenas, des gants, avec le logo Vélib’ histoire de faire un peu de pub au cher Delanoë avant qu’il parte faire Premier ministre – son rêve pas trop secret. Mais les Parisiens n’oublient pas qu’en 2006, il avait voulu faire détruire 223 colonnes Morris, qui sont à peu près contemporaines des kiosques, sous le prétexte de « désencombrer l’espace public » (sic). En fait, il s’agissait d’une affaire de gros sous, 11 millions d’euros, conclue avec Jean-Claude Decaux qui les a rachetées et voulait quelque chose de plus moderne et plus rentable publicitairement. Mais le projet a pris la forme d’un boomerang qui est retombé sur le nez du cher maire, et il a renoncé.

On hésite encore à permettre aux kiosquiers de vendre de la parapharmacie (j’entends d’ici les pharmaciens), des mouchoirs et des préservatifs. En tout cas, le Conseil de Paris a voté pour eux en mars une aide exceptionnelle de deux cent mille euros. Personne n’a envie de les voir disparaître comme de vulgaires projets électoraux.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
On me félicite rarement, mon enfance passée.
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J
Monsieur, je ne vous félicite pas !
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Y
Ciel ! Voilà que les plus réfractaires succombent. Déshonneur. Je ne vois plus que le suicide.
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J
Eh bien ! Dans la même phrase, deux mots tronqués.
"avec le logo Vélib’ histoire de faire un peu de pub"
Tu aurais pu écrire "logotype", et "publicité".
Gare à "l'écriture de babouin" !
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