Anne Sinclair sur France 2

Publié le par Yves-André Samère

L’émission que France 2 consacrait hier soir à Anne Sinclair était prévue pour durer une heure et dix-huit minutes, mais elle s’est étalée sur cinquante minutes de plus (l’émission, pas Anne). Pourtant, elle était enregistrée, puisqu’on en avait entendu de courts extraits le matin même à la radio...

En fait, il s’agissait d’une suite d’interviews à la file, où apparaissaient les proches d’Anne Sinclair, et c’était monté un peu sans imagination, dans l’ordre chronologique, et illustré banalement. Exemple : le commentaire dit que l’héroïne reçoit un coup de téléphone, et l’image montre un téléphone, accompagné d’une sonnerie sur la bande sonore. C’est fou, cette originalité dans la mise en scène ! Et l’on n’a pas appris grand-chose, finalement, sauf peut-être ce détail : Anne Sinclair, au moment où son mari agressait la célèbre femme de chambre du Sofitel, n’était pas aux États-Unis, mais à Paris, chez... Patrick Bruel, qui fêtait ce soir-là son anniversaire. J’ignorais ce détail capital.

En tout cas, la production de l’émission n’avait pas oublié son premier mari, Ivan Levaï, qui a beaucoup parlé (et affirmé qu’il avait « transmis » sa femme à son successeur), mais le second brillait par son absence : avait-on oublié d’inviter le copain de Dodo la Saumure, ou est-il devenu timide ?

Il est vrai que Dominique Strauss-Kahn est devenu infréquentable. Mais il a eu la chance que son ex-femme ne l’accable pas. En fait, on voit rarement autant d’intelligence et d’élégance chez une femme qui a été publiquement humiliée sans avoir rien fait pour le mériter. Et si le seul ridicule qu’elle se soit offert à l’époque du scandale a été sa fameuse phrase « Nous nous aimons comme au premier jour », à laquelle personne n’avait cru, elle n’a eu, dans l’interview par Laurent Delahousse qui a conclu l’émission, que ces quelques mots pour qualifier la conduite de son ex-mari : « Sot, infantile, pas à la hauteur ».

Comme quoi on peut exécuter avec concision quelqu’un qui l’a mérité !

(NB : je n’ai entendu aucun commentaire ce matin, et n’ai volontairement lu aucun article sur le sujet. Tout ce qui précède est donc mon point de vue, rien de plus)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je valide, je valide. Faut bien, toute la profession m’idolâtre, on y est littéralement suspendu à mes avis.

Merci d’avoir noté le détail de la bibliothèque sur laquelle les deux interlocuteurs étaient assis, ça renouvelait joliment l’histoire d’Yves Mourousi posant une fesse sur le coin du bureau
derrière lequel Mitterrand était assis. On voit par là que Laurent Delahousse est un grand journaliste. Je n’en ai pas parlé car la place manquait sur mon écran.
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P
Ca tombe bien que personne n'en parle! je suis des études de journalisme à l'Ecole des journalistes de Toulouse et je vais pouvoir sortir mon premier article scoop grâce à vous.
J'ai vu l'émission,enfin l'interview et je dois dire que voilà.

Madame SC et le journaliste étaient assis tous les deux sur une bibliothèque solide. Madame SC portait un tailleur noir un chemisier blanc. Elle avait ses yeux bleus dont elle ne se sépare jamais
et des boucles d'oreilles mais pas de collier. Son maquillage était très tendance.
Elle a affirmé que quand DSK faisait le coquin elle n'était pas au courant car a-t'elle-lancé, je cite "le premier concerné est le dernier au courant".
Après vingt cinqs-années de mariage elle a décidée de se séparé.*
Elle a suivi le chassé croisé des questions de M. LD et on peut dire qu'elle est repartie fatiguée mais contente.

* Pour l' orthographe, j'ai vérifié sur wikipedia.
Si vous pouviez me valider cet article, ça me ferait des points pour mon partiel.Merci.
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