Annuler une circoncision ?

Publié le par Yves-André Samère

Celui que les bonnes gens appellent « saint Paul », et qui a démontré sa sainteté en faisant lapider le premier martyr chrétien, Étienne, était, chacun le sait, un obsédé sexuel qui détestait les femmes. Quel dommage, qu’il n’ait pas connu la légende – pas encore inventée – de « Marie, toujours vierge », il se serait régalé et en aurait fait des caisses. Soit dit en passant, j’ai toujours trouvé un peu suspecte cette adoption, de sa part, d’un jeune homme nommé Timothée, qu’il a circoncis de sa main, et merci du cadeau. Mais il désirait peut-être vérifier de visu avant utilisation...

Dans sa première lettre aux Corinthiens, le prétendu Paul, qui s’appelait en réalité Saül (il se disait citoyen romain afin d’échapper au verdict pouvant frapper les citoyens ordinaires, qu’on pouvait expédier sur la croix sans trop se gêner, alors que lui a pu « en appeler à César » et aller se faire juger à Rome), dans cette première lettre, donc, il s’évertue à démontrer que, si on n’est pas marié, mieux vaut rester célibataire ; et qu’on ne doit céder au mariage que si, vraiment, on ne peut pas faire autrement pour échapper à ce qu’il appelle « l’impudicité ».

Or, dans son élan, il en arrive à écrire un tombereau de sottises, dont celle-ci, au chapitre 7, verset 18, que je cite à la lettre : « Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il demeure circoncis ; quelqu’un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire ».

Monseigneur est trop bon, mais il aurait pu y penser avant de charcuter ce pauvre Timothée, qui, sans doute, se trouvait très bien tel qu’il était AVANT. Mais surtout, le « Qu’il demeure circoncis » visant les circoncis, c’est un tantinet burlesque, non ? Ou alors, Saül connaissait le procédé permettant l’opération inverse ! On serait curieux de connaître ce moyen.

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