Arabie Saoudite, pays de rêve

Publié le par Yves-André Samère

Amis sadiques qui brûlez d’accomplir quelques taquineries sur la personne de vos enfants, une seule adresse : l’Arabie Saoudite !

En effet, dans ce beau pays devant les dirigeants duquel les nôtres (de dirigeants) s’inclinent bien bas puisque chez eux le pétrole coule à flots, la charia est appliquée à la lettre. Et la charia, c’est la loi islamique, qui est sacrée. Or, justement, il existe un important manuel, hélas en anglais, qui vous l’enseignera, une sorte de Charia sans peine que la méthode Assimil n’a pas encore mis à son catalogue, mais elle devrait, pour booster ses ventes. Son titre ? Reliance of the traveller : A classic manual of islamic sacred law. Je traduis : « Assurance pour le voyageur - Un manuel classique de la loi islamique sacrée ». Indispensable (les cons disent « incontournable »).

Notez que ce précieux manuel est également reconnu aux États-Unis, pays ultra-civilisé puisque la torture et la peine de mort y sont légales. Selon le docteur Alan Godlas, professeur associé de religion à l’Université de Géorgie, c’est un « livre soigneusement traduit sur la pratique religieusement correcte de l’islam (charia) de l’école chaféiste », et il est « indispensable dans la bibliothèque de tout musulman anglophone ou savant musulman depuis sa publication en 1991 ».

J’y ai donc cherché la réponse à cette brûlante question : quelle est la peine prescrite par la loi islamique pour un parent qui tue son enfant ? Avouez qu’elle se pose tous les jours, chez vous. Eh bien, le Classic manual répond sans détour, en son article o1.2 : « Les personnes suivantes ne sont pas sujettes à des représailles [:] le musulman qui tue un non-musulman[,] le sujet juif ou chrétien […] qui tue un apostat (NB : quelqu’un qui change de religion), [et] « le père ou la mère (ou leurs pères et mères respectifs) qui tue sa progéniture ou les descendants de sa progéniture ».

On en rêve.

(Vous pouvez vérifier ICI, sur le fac-similé, dernière image de la page. Rappelons qu’en Iran, depuis 1979, les condamnés pour apostasie encourent la peine capitale. Et qu’elle est toujours toujours passible de la peine de mort en Arabie saoudite)

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