Arielle ignore Brassens

Publié le par Yves-André Samère

À la radio, on demande à madame Lévy si elle apprécie Brassens. La chère Arielle avoue qu’elle « le connaî[t] mal ».

Écoutez, belle dame et chère grande artiste cultivée et tout et tout, c’est très bien de reconnnaître ses ignorances, mais vous allez néanmoins faire une chose très simple. Vous vous rendez à la FNAC la plus proche. Non, pas celle du Boulevard Saint-Germain où vous habitez, puisqu’elle a fermé en octobre, mais celle de Montparnasse n’est pas si loin, votre chauffeur vous déposera rue de Rennes en trois minutes. Là, vous montez au rayon des disques, et vous fouillez un peu dans les CD. Si vous ne trouvez rien, faites un peu de charme à un vendeur, il paraît que ça réveille les gens de son espèce. Certes, vous allez interrompre son sommeil ou sa conversation avec son collègue, puisque ce sont LES SEULES occupations recensées des employés de ce magasin, mais votre notoriété fera passer la pilule. Et là, vous lui demandez qui était Brassens et où l’on peut dénicher ses disques – sans doute dans une très vieille et très poussiéreuse collection de 78-tours, s’il n’y a vraiment rien dans les CD.

Il ne vous restera plus qu’à faire votre choix, au hasard puisque vous ignorez l’œuvre de ce parfait inconnu, et à passer à la caisse (vous avez sûrement, comme moi, la carte One qui permet de passer avant tout le monde). Ensuite, vous rentrez dans votre duplex, et vous écoutez. Vous aurez peut-être une révélation. Pas forcément plus intense que celle de votre rencontre avec le grand philosophe que vous avez épousé et qui a tant d’humour, mais à l’impossible, nul n’est tenu.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il n’y a pas de mal à reconnaître ses torts... surtout quand ils ne sont pas prouvés ! Comme déjà dit, il y a des lustres qu’on débat pour tenter de trancher sur ce « son plein » : substantif
suivi d’un adjectif, ou pronom précédant un nom ? Personne ne sait.

Je crois avoir entendu Alain Rey avouer sa perplexité.

Avantage : tout le monde a raison ! Si seulement la politique était aussi accomodante...
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X
Mea culpa, il ne s'agit pas du 'son' émis par un tambour, qui serait 'plein' au sens de 'rond', 'parfait' ; mais bien de l'adjectif possessif qui dépend du nom auquel il renvoit. Par conséquent,
Daniel Morin ne s'était pas trompé: les fêtes battront leur plein.
Et moi, ma coulpe.

X
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Y
Je me moque gentiment de la chère Arielle, mais j’aime mieux entendre sa diction impeccable et sa syntaxe parfaite que les vociférations d’un rappeur. Ajoutons, comme je l’ai vue d’assez près,
qu’elle est plus avenante qu’un Cyril Hanouna, et infiniment mieux élevée.

Pour ce qui est de Lopez et de Morin, j’ai en vue un petit article où je parlerai d’eux en particulier et de France Inter en général.

Quant à l’expression « battre son plein », il y a polémique là-dessus depuis des décennies. Ce n’est pas si simple.
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D
Mais j'aime bien A. Dombasle, je l'ai vue récemment dans un Maigret, elle était toute de rose vêtue, comme d'habitude, et faisait la ravissante idiote vulgaire comme d'habitude.
Ne pas connaître, ou mal, Brassens fait partie du nuage d'encre de ce poulpe.
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X
Le vide mis en abyme dans cette émission! C'est rare d'écouter quelqu'un parler comme elle le faisait, et se dire que sa conversation était inutile. Cela revenait à écouter une personne parler pour
occuper le temps, dans une émission dont chaque séquence n'a d'utilité que de meubler jusqu'à la suivante...
Quelqu'un d'autre que Lopez valide le choix des invités? La direction de France Inter ne fait rien face à l'effondrement des scores d'audience?
Au fait, avez-vous noté que Daniel Morin s'était montré solidaire de l'a-niais-mateur de l'émission? Mardi ou mercredi dernier, il a parlé des fêtes de Noël "qui battent leur plein"...

Au plaisir de vous lire,

X
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