Assomption sans l’aide de l’aéronautique

Publié le par Yves-André Samère

Aujourd’hui 15 août, les quelques poignées de catholiques encore en vie fêtent l’Assomption de Marie, mère présumée d’un Jésus dont l’existence n’est nullement prouvée. Ce mot, assomption, recouvre une notion assez bizarre, du point de vue de la physique, selon laquelle Marie aurait été « élevée au ciel », corps et âme, sans le secours d’aucun aéronef. Le Vatican a fait de cet évènement douteux un véritable dogme, mais cela ne fut longtemps qu’une simple croyance – autrement dit, quand on n’avait pas officialisé le bobard.

En fait, de la mort et même de la fin de vie de Marie, on ne sait strictement rien : la Bible n’en souffle mot. Seuls existent quelques textes tardifs que le pape Gélase Ier a déclarés suspects (« à ne pas retenir », en langage diplomatique) : et pour cause ! Ces textes la faisaient enterrer au pied du Mont des Oliviers, à Jérusalem, alors que de nombreux exégètes s’accordent à dire qu’elle aurait fini ses jours à Éphèse, en Turquie (mais cette histoire date du XIe siècle).

La date du 15 août pour fêter Marie a été adoptée au VIe siècle, mais il n’était nullement question de la montée au ciel du corps de Marie. Cette précision n’a été officialisée qu’en... 1950, par un pape fou et rétrograde, Pie XII, qui affirmait par ailleurs que Jésus lui était apparu dans les jardins du Vatican ! Ce dogme confortait celui de l’Immaculée Conception, celui qui prétendait que Marie avait été conçue sans la tache du péché originel que porteraient tous les humains par la faute d’Ève, et cela, parce que Dieu avait prévu qu’elle donnerait naissance à Jésus (Marie, pas Ève, essayez de suivre un peu).

Inutile de dire que ces fables ne sont pas admises par les autres religions issues du christianisme. Les orthodoxes ne commémorent que sa mort, sa résurrection et sa glorification, ce qui est déjà beaucoup, mais pas la montée au ciel de son corps. Quant aux protestants, qui ont conservé un peu de bon sens, ils n’admettent aucune « mère de Dieu » et restent désespérément allergiques à la « mariolâtrie », comme ils disent, puisque la Bible n’y encourage nullement. Lisez-la, Jésus passe son temps à dire du mal de sa mère.

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