Avion ou TGV ?

Publié le par Yves-André Samère

Le TGV, c’est très bien. Mais vouloir en mettre partout, c’est stupide. Et les politiques qui tentent de rameuter quelques voix pour se faire réélire, en promettant un TGV aux électeurs de leur région, sont de purs escrocs. C’est ainsi que Bernadette Chirac, au temps où son mari roupillait devant la télé à l’Élysée, promit un jour de faire passer le TGV en Corrèze... comme si une décision aussi lourde était du ressort d’une conseillère générale, même mariée au président de la République. La chose est un peu plus compliquée que de faire accroire aux gens que vous avez subventionné une maison de retraite (voir ICI).

Le TGV n’a que l’avion pour concurrent, et l’on estime que les hommes d’affaires, toujours pressés, n’optent pour l’avion que si la durée du trajet dépasse les deux heures et demie – plus ou moins. Prendre l’avion à Paris pour se rendre à Marseille ou Bordeaux, c’est envisageable, le prendre pour aller à Lille, alors qu’il ne faut qu’une heure pour joindre les centres de ces deux villes, c’est absurde et improductif, et personne ne le fait.

Faut-il construire de nouvelles lignes de TGV ? On a soumis cette question, l’année dernière, au groupe de réflexion Les Assises du ferroviaire, et la réponse, y compris celle de la SNCF, a été sans ambigüité : c’est non, car toutes les lignes qui ont une réelle utilité chez nous ont déjà été construites. Plus ennuyeux, les trois prolongements déjà entamés, ce qui oblige à les terminer (cela va coûter 12 milliards), n’ont aucune rentabilité prévue, vont fonctionner à perte, et devront donc être financés par les impôts. On avait bien besoin de cela.

L’absurdité, comme souvent, vient de Bruxelles, où l’on considère comme normal que le chemin de fer soit subventionné en permanence, mais pas l’avion ! C’est qu’il y a, là-bas, un lobby du chemin de fer, mais que celui du transport aérien ne pèse pas lourd. Mais ce doit être normal, pour des engins volants...

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