Bidonnage au Grand Journal ?

Publié le par Yves-André Samère

On ne pensait pas revoir un jour une mauvaise resucée de l’interview bidon que PPD avait faite de Fidel Castro il y a une vingtaine d’années, en feignant de poser des questions pour obtenir des réponses... qui avaient été données auparavant à un autre journaliste en conférence de presse. C’est pourtant ce type de manipulation qu’on devait ce soir à Michel Denisot et, hélas, à Vincent Glad.

Le but était d’interroger Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, enfermé depuis des mois dans l’ambassade de l’Équateur, à Londres. Avant la diffusion, Denisot avait pourtant mentionné que les questions avaient été posées l’après-midi, donc plusieurs heures avant son émission, qui est en direct. Or lui et Glad ont bien posé leurs questions EN DIRECT (on le voyait d’après le public qui était derrière eux, et qui était en effet celui du direct). Malgré cela, les réponses – enregistrées, elles – arrivaient illico, synchronisées avec les questions.

On comprenait dès lors que Glad et Denisot lisaient la copie des vraies questions qui avaient été posées plusieurs heures auparavant à Julian Assange, et que la régie envoyait les réponses dans la foulée.

Bien sûr, le cas n’est pas pendable. Mais c’était assez ridicule, et on ne refait pas les erreurs des autres.

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