Burqa : une simple supposition

Publié le par Yves-André Samère

Supposons un instant que le gouvernement français, troublé d’avoir pu être accusé de braconner sur les terres du Front National, renonce à faire promulguer une loi interdisant la burqa – c’est une simple supposition. Que se passerait-il alors ?

D’abord, bien sûr, un immense éclat de rire saluant le courage politique de nos dirigeants, et leur célèbre propension à se déculotter dès la première occasion. Je ne rappelle aucun exemple, la méchanceté n’est pas dans ma nature.

Mais aussi et surtout, cette reculade française flanquerait dans la panade... les gouvernements des pays arabo-musulmans dits « modérés », Tunisie, Maroc, Égypte, Jordanie, tous ceux qui ont affaire à leurs propres islamistes ne rêvant que de prendre le pouvoir, et qu’ils ont bien du mal à contenir, fût-ce au prix de quelques entorses aux droits de l’Homme, entorses qui, c’est certain, doivent leur causer bien des remords.

On les entend d’ici, les islamistes de ces pays : « Quoi ! Vous, dirigeants d’un pays où l’islam est la religion officielle, vous repoussez nos justes revendications, et la France, pays laïc, ne nous refuse rien ! Chiens d’infidèles, Allah vous punira comme il se doit et sait si bien le faire ! ».

J’ai dans l’idée que le téléphone doit beaucoup chauffer, en ce moment, entre Paris et les capitales de ces pays. C’est peut-être le moment de tenter de leur vendre quelques avions de chasse, voire une ou deux centrales nucléaires...

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