Cachez cette bouche !

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir, par hasard, je suis tombé sur l’épisode 2 d’une série produite aux États-Unis, The river, tournée à Hawaï par un réalisateur espagnol, Jaume Collet-Serra, qui fait essentiellement des films d’action, et que je n’apprécie qu’à moitié. Mais la question est ailleurs – comme la vérité.

Classée comme série policière, il s’agissait en fait d’une série d’horreur : une famille naviguait sur le fleuve Amazone, le père avait mystérieusement disparu dans le premier épisode, et là, dans l’épisode 2, c’était la mère. Or, à deux reprises, leur fils disait une grossièreté. Mais ce mot très court, on ne l’entendait pas, il était remplacé sur la bande sonore par un bip, ce qui est déjà croquignolet pour une série télévisée. Mais ce qui est mieux et que jamais je n’avais vu, c’est qu’à ce moment, sa bouche avait été floutée, comme s’il s’agissait d’un organe sexuel en activité ou d’une publicité.

Ils sont formidables aux États-Unis, ils censurent jusqu’à la vision des bouches qui prononcent des gros mots.

(À part cela, on peut voir des tas de films où le mot fuck est dit quelques centaines de fois, sans aucune censure. Va comprendre, Charles !)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Les fictions ne sont pas bippées, on ne fait ça que dans les reportages et magazines.<br /> <br /> Quant aux âges, ils sont fixés à ces valeurs pour la France. Aux États-Unis, c’est différent. La limite supérieure est à 17 ans.
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D
La différence de traitement entre différents films tient aussi à l'autorisation visée par le producteur : un film tout public ne peut se permettre le même genre de fantaisies qu'un -12, un -16 ou<br /> un -18.<br /> <br /> Ceci dit, flouter la bouche qui dit un gros mot, j'avoue que c'est du grand délire, même pour du tout public.
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