Camember hydraulique

Publié le par Yves-André Samère

Une annonce surprenante, ce soir : un vieux barrage hydraulique avait été construit à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, et sans autorisation –  ce qui montre le cas que fait l’État de ses propres lois. Or ce barrage comportait une dénivellation trop importante pour que les saumons puissent remonter le cours du fleuve : 17 mètres, même en sautant à la perche, c’est trop pour un saumon !

On a donc décidé de le démolir, et d’en construire un autre à la place. Le projet, ô miracle, a reçu à la fois la bénédiction du ministre concerné, Nathalie Kosciusko-Morizet, et des écologistes. Cette fois, la dénivellation ne sera que de quatre mètres. Une rigolade, pour un saumon expérimenté.

Seulement voilà, une chute de quatre mètres, c’est un peu faiblard pour une centrale qui doit produire de l’électricité. On a donc imaginé une solution géniale : une pompe va envoyer l’eau dans un réservoir placé beaucoup plus haut, et la dénivellation sera cette fois suffisante.

Résumons : on va par conséquent utiliser de l’électricité pour faire fonctionner une pompe, qui va alimenter un réservoir placé en hauteur ; après cela, on laissera l’eau retomber de toute cette hauteur pour qu’elle fasse tourner les turbines produisant de l’électricité. Ingénieux, non ? Ce n’est pas sans rappeler l’histoire du sapeur Camember qui creusait un trou pour en combler un autre avec la terre extraite du premier.

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Peut-être que ce n'était pas faisable sur le site, mais il existe depuis des lustres des "échelles à saumons", sortes de petites cascades en escalier. Trop simple, je pense.


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