Cancre et cuistre, Christiane Taubira

Publié le par Yves-André Samère

Christiane Taubira est connue pour avoir du bagout ; de la tchatche, si vous préférez. Et sa manie – qui la rapproche de Fabrice Luchini – de citer sans cesse des auteurs censés penser comme elle, en fait quelqu’un de très agaçant, par ce désir évident de donner des leçons à tout le monde.

Hier soir, invitée au Grand Journal de Canal Plus, elle s’est lancée dans une longue phrase ornée de variations sur le verbe obliger. Je cite : « Cette difficulté nous oblige, d’accord ?, verbe intransitif, et nous oblige, verbe transitif, à discuter, à réfléchir, à agir, à être efficace, voilà ce que je dis ».

Eh bien, cette cuistrerie ne prouve qu’une chose : que Madame Taubira, avant de se lancer dans cette phrase visiblement préparée à l’avance, aurait dû ouvrir son dictionnaire Littré. Elle y aurait vérifié que le verbe obliger, qui n’est transitif que dans l’expression obliger quelqu’un (dans le sens de « rendre service à quelqu’un »), n’est, à part cela, ni transitif ni intransitif : c’est un verbe ACTIF. Du reste, sa conception du verbe intransitif, au début de sa phrase, est délirante, puisque le difficulté ne nous rend pas service !

Et toc !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

P
"Préparée à l'avance", ne serait-ce pas un pléonasme ? Je dis peut-être une ânerie.
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Y
C’était une citation, bien cachée je l’admets, des communiqués de l’État-major pendant la Première guerre mondiale. Quand nos troupes reculaient, on disait qu’elles se retiraient sur « des positions préparées à l’avance ».