Cartable de rechange ?

Publié le par Yves-André Samère

Quand une dépense est obligatoire, il est assez normal que la collectivité participe. Autrefois, les familles ne recevaient aucune subvention de l’État pour les frais scolaires qu’entraînait la rentrée. Aujourd’hui, si. Tant mieux, rien à dire sur le principe.

Où cela ne va plus, c’est quand certains parents s’amusent à tirer sur la ficelle. Il s’est ainsi trouvé une fédération de parents d’élèves pour réclamer que, chaque année, le prix d’un nouveau cartable soit inclus dans les frais subventionnés. Et là, mille regrets, il y a de l’abus. Bientôt, ces bons apôtres vont exiger que l’État rembourse les vêtements de marque exigés par leur progéniture, qui, sans ces fringues à la mode, ne pourrait évidemment jamais faire d’études.

Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais si un crétin de gosse n’est pas fichu de garder un cartable plus d’une année, c’est le rôle de ses parents de lui apprendre à vivre : se laisser terroriser par les caprices de ses propres enfants, ça n’a rien de glorieux. Je me souviens d’avoir gardé le même cartable, et toutes les fournitures qui le remplissaient, de cinq ans à quatorze ans, entre le cours préparatoire et la classe de troisième, et ce n’était pas un exploit, puisque tous mes camarades étaient dans le même cas. Nous n’étions pourtant pas magiciens.

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