Cette pub qui n’a pas fait un tabac

Publié le par Yves-André Samère

Cette semaine, décernons la Noix d’Honneur... au « Canard enchaîné », pour cet articulet en page 1, dû à Sorj Chalandon, et intitulé « Ceci n’était pas une pipe ».

On aura compris que l’article visait la publicité incitant les jeunes à ne pas fumer, et qui montrait trois d’entre eux, deux garçons et une fille, sur trois photos différentes, agenouillés devant un adulte (on le suppose, le cadrage ne permettant pas de se faire une opinion), une cigarette aux lèvres pointée vers la braguette de l’adulte, et surtout, les mains dudit posées sur la tête du jeune fumeur. But avoué : assimiler à la fellation l’acte de fumer. Sous-entendu, de ces deux actes, l’un est aussi dangereux que l’autre. Pas très fin, et discutable, mais les publicitaires nous ont habitués à n’importe quoi.

Commentaire de Chalandon, rédacteur du « Canard » : « Ces images parlent de violence, pas de sexe ». Ah bon ? Mais où a-t-il vu de la violence ? Dans le fait que le patient pose les mains sur la tête de l’agent ? Chalandon n’a pas dû faire ni se faire faire beaucoup de fellations dans sa vie, sans cela, il saurait que ce geste, poser les mains sur la tête de la personne occupée, est quasi-automatique et ne suppose aucune violence. D’ailleurs, les photos ne montrent, sur le visage de ceux qu’on a prétendument forcés, aucune réaction : ni de peur, ni de crainte, ni de répulsion. Rien. La violence est donc absente, et l’on peut supposer que les trois jeunes sont absolument consentants.

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