Championnat de l’Imposture

Publié le par Yves-André Samère

Le Championnat de France 2012 de l’Imposture politique s’achèvera le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, au Stade de France, à Saint-Denis. Seront ainsi départagés ce jour-là les trois finalistes, qui recevront respectivement la médaille d’or, la médaille d’argent et la médaille de bronze du plus grand imposteur politique de France.

Voici, en attendant, mon pronostic :

- Médaille d’Or : Jean-François Copé. Secrétaire général de son parti, donc organisateur de l’élection du président de l’UMP, il a bourré les urnes pour gagner l’élection. Puis, après quelques péripéties et bagarres diverses avec le supposé perdant, il a, pour tenter de faire croire à sa bonne volonté, fait mine de proposer, pour le début de l’année prochaine, un référendum dont le résultat, s’il s’avérait positif, stipulerait que lui, Copé, deviendrait immédiatement le président du parti, et remettrait son titre en jeu... en 2014. Chacun a compris que, durant ce laps de dix-huit mois, il s’affairerait à enfoncer davantage son adversaire pour lui supprimer toutes chances d’être élu. L’éclat de rire général qui a salué cette proposition fait de lui, à mes yeux, le grand vainqueur.

- Médaille d’Argent : Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, l’ancien président de la République a sommé les deux candidats à la présidence de l’UMP de s’entendre, sous peine d’être « disqualifiés »... par lui ! Nul n’a compris en quoi consisterait cette disqualification, et d’où lui viendrait le pouvoir de la prononcer. Certain, dès lors, de n’être ni obéi ni même écouté, rembarré illico par Copé qui le hait, donc n’entend pas se soumettre à ses ordres, il a joué les fier-à-bras, une activité qui lui est familière, mais qui ne trompe plus grand-monde. La Médaille d’Argent le consolera d’être ridicule.

- Médaille de Bronze : Arnaud Montebourg. S’activant pour empêcher la fermeture partielle de l’usine sidérurgique appartenant au financier Lakshmi Mittal, qui ne veut avancer que 180 millions d’euros en guise d’investissement, il a prétendu avoir dans sa manche un mystérieux investisseur qui, lui, mettrait en jeu 400 millions. Mais il a été incapable de dire quel était cet investisseur fantôme, lequel s’est depuis évaporé. Désavoué par son Premier ministre, Montebourg a fait savoir qu’il avait eu l’intention de démissionner de son poste ministériel. Bien entendu, il n’en a rien fait.

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