Charlot Beigbeder

Publié le par Yves-André Samère

Mon titre ne vise pas le frère de Frédéric Beigbeder, qui justement se prénomme Charles, mais bien Frédéric lui-même.

Quand on veut faire le malin en public, il n’est pas mauvais de se renseigner un peu au préalable, cela évite de se couvrir de… euh, de gloire. Pour ne pas l’avoir fait, Beigbeder, au Grand Journal, est passé deux fois pour un charlot.

Première ânerie, pour mettre en boîte une collègue qui a interviewé Brad Pitt et Andrew Dominik, réalisateur de son dernier film, Beigbeder feint de lui jeter qu’elle a mieux devant elle, avec « ces deux Français » qui lui font face et qui sont, bien sûr, beaucoup mieux que les deux Yankees. Pas de chance, les deux « Français », Jérémie Renier et Tahar Rahim, deux types ultra-sympathiques au demeurant, sont belges ! Mais nous avons peut-être annexé la Belgique.

Plus tard, il rapporte avoir vu un documentaire sur The shining, le film de Kubrick, et dans lequel on montre que la topographie de l’hôtel qui tient la vedette est fantaisiste et irréaliste (ce doit être Room 237, sorti hier au Festival de Cannes). Or Beigbeder fait cette erreur de mentionner « l’hôtel dans lequel on a tourné » le film. Il est mal renseigné, comme dit plus haut : l’hôtel Timberline Lodge, dans l’Oregon, qu’on voit au début du film, n’a servi que de fond de décor pour la séquence d’introduction, aucune caméra n’y a pénétré, et tout a été tourné aux studios Elstree, dans la banlieue de Londres ! Beigbeder aurait mieux fait de visionner le documentaire sur le film de son père qu’avait réalisé la fille de Kubrick !

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