Travaux pratiques : circoncir une oreille

Publié le par Yves-André Samère

La Bible est un recueil de nombreux livres, répartis en Ancien testament et Nouveau testament, écrits par des auteurs différents, tous inconnus, et qui vivaient à des époques différentes. Certains de ces livres sont axés sur des évènements, souvent fantaisistes comme l’histoire de Moïse faisant sortir les Hébreux de l’Égypte, où ils se trouvaient prétendument en esclavage (les Égyptiens, selon les historiens d’aujourd’hui, ne pratiquaient pas l’esclavage, et, en tout cas, ils n’ont pas asservis les Hébreux). D’autres livres, comme ceux des divers prophètes, ne sont que des énumérations d’imprécations très pénibles à lire, comme le livre de Jérémie, très long – 52 chapitres – et parfaitement ennuyeux : on croit comprendre que « Dieu », qui décidément manque de sérénité, engueule les Juifs parce qu’ils lui ont été infidèles et l’ont trahi au profit des « incirconcis ».

Cette obsession de la circoncision, qui serait une marque sacrée de soumission à « l’Éternel » (et rappelons que cette expression n’est valable que pour la traduction, puisque le texte hébreu parle des « Élohim », qui est donc un pluriel), est à la fois lassante et grotesque, car elle conduit à des passages loufoques, comme celui-ci, toujours dans Jérémie, chapitre 6, verset 10 : « À qui m’adresser, et qui prendre à témoin pour qu’on écoute ? Voici, leur oreille est incirconcise. Et ils sont incapables d’être attentifs ». On comprend ça.

Instituteurs qui estimez que vos élèves ne sont pas assez attentifs en classe, soyez indulgents, et vérifiez : leur oreille est peut-être incirconcise !

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