Claques et basculements

Publié le par Yves-André Samère

Franchement, dites-moi. Au cours de la semaine écoulée, combien de fois avez-vous lu ou entendu, dans un résumé de film, de pièce ou de livre, que tel personnage « voit sa vie basculer » ? Moi je renonce à compter, mais je finis par avoir le vertige, par simple empathie.

Or ça ne risque pas de s’arranger, attendu que, chaque fois qu’un quelconque bipède quitte un parti, une fonction, voire son conjoint, on vous dit qu’il a « claqué la porte ».

Bande d’imprudents ! À force de claquer des portes, vous ne voyez donc pas que toutes nos vies vont basculer ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
À cette nouvelle, j’ai pleuré comme une madeleine.
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D
En fait, on a découvert en lisant ses manuscrits, qu'au début c'était une tartine. La "tartine de Proust" ! S'il avait gardé cette tartine, on aurait été sauvés.
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Y
La chose va durer jusqu’au jour où on nous révèlera, j’espère, que Proust détestait les madeleines et préférait manger du camembert à son petit déjeuner.
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D
Et que dites-vous de "la madeleine de Proust" ? Epuisant.
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