Compétence des dialoguistes

Publié le par Yves-André Samère

J’ai revu hier soir à la télévision La bandera, film de Julien Duvivier datant de 1935. Le mot espagnol bandera désigne un drapeau (c’est bandiera en italien). On devine donc qu’il y est question de l’armée, et, en effet, Jean Gabin s’y engageait dans la Légion étrangère en Espagne, et mourait à la fin, au Maroc espagnol.

Mais ce qui m’a fait tiquer, c’est qu’on y voit un capitaine, un baroudeur joué par Pierre Renoir, qui dit à un légionnaire « Voici mon revolver », or il lui tend... son pistolet !

Difficile de croire qu’un officier d’active puisse confondre ces deux objets, qui sont très différents. Il faut donc incriminer les deux auteurs des dialogues, Duvivier lui-même, et le grand scénariste belge Charles Spaak. Signalons en passant que l’auteur du roman qui a donné naissance au film était Pierre MacOrlan.

Tous ces gens étaient par conséquent très compétents.

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