Daft Punk, pas de chance

Publié le par Yves-André Samère

Franchement, j’en ai jusque par-dessus la tête des Daft Punk. On ne peut plus aller nulle part dans un lieu public ni allumer sa télé ou sa radio sans tomber sur leur chanson Get lucky (c’est l'auditeur, qui n’a pas de chance), laquelle tend à devenir aussi obsessionnelle que le Hush little baby de Bobby McFerrin en 1992, quoique en moins bien. Oh, ce n’est pas qu’elle soit TRÈS mauvaise, mais cette musique douceâtre, chantée par un interprète qui semble avoir marché sur un rateau dont le manche trop court n’a pu s’écraser sur son nez, ne casse pas des briques. En fait, ses deux auteurs semblent s’être spécialisés dans la composition de jingles pour Canal Plus, tant le résultat est passe-partout.

Pour les non-initiés qui me lisent par millions, signalons que le nom de leur tandem est trompeur, et doublement. D’abord, parce que leur pseudo est anglais alors qu’ils sont français ; ensuite, parce qu’ils sont à l’opposé du mouvement punk (ce doit être de l’humour décalé, voire déjanté, comme disent les amateurs de formules originales), vu qu’ils sont d’origine très bourgeoise et ont fait leurs études au lycée Carnot de Paris, un établissement très chic, proche du parc Monceau, où ils se sont rencontrés en 1987 – ce qui n’en fait pas vraiment des perdreaux de l’année. Ils s’appellent Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, ce qui sonne très prolo...

Ils doivent faire fureur, du côté du Champ-de-Mars.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
J’ignorais. Je n’ai jamais apprécié Élodie Bouchez, qui s’est ridiculisée en jouant dans « Alias », un feuilleton idiot à la gloire de la CIA.
Répondre
D
Ledit Thomas a épousé Elodie Bouchez. Et ils vivent à Los Angeles, entre autres. Pour moi, c'est de la musique d'ascenseur. La seule chose en leur faveur : ils sont photogéniques avec leur casque.
Répondre