De Gaulle et « l’invasion » des mosquées

Publié le par Yves-André Samère

On sait que notre Brigitte Bardot nationale, émérite défenseuse des animaux lorsqu’elle ne fait pas châtrer les ânes qu’on lui confie, ne voit pas non plus d’un très bon œil l’édification de mosquées, et que, chaque fois qu’un projet se fait jour en ce sens, elle pousse des clameurs qui s’entendent de Dunkerque à Tamanrasset – comme on ne dit plus beaucoup. Ah la salope !...

Oui, mais voilà, elle s’inspire en réalité de... Charles De Gaulle ! Je ne plaisante pas. Deux citations incontestables.

Recevant Philippe Marçais, député d’Alger, professeur à l’université, De Gaulle lui pose cette question brûlante : « Dites, Marçais, vous donneriez votre fille à un Arabe, vous ? ». C’était, je crois, en 1958, peut-être un peu après.

Parlant à un témoin encore moins contestable, puisqu’il s’agit de l’ultra-gaulliste Alain Peyrefitte, futur ministre de l’Information, puis de la Recherche, puis de l’Éducation nationale, puis de la Justice, et futur Académicien français, qui l’a rapporté dans son livre C’était De Gaulle, voici ce qu’il lui a confié en 1959 : « Si nous faisions l’intégration [des Arabes algériens dans la Nation française], si tous les Arabes et les Berbères étaient considérés comme français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ».

De Gaulle fondant sa politique sur la nécessité d’empêcher les Arabes et les Berbères « de venir s’installer en métropole », tiens-tiens ! Intéressant...

Fermez le ban.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

O
Quand la France manquait de mosquées et de « visiteurs orientaux » : en voilà une idée qu'elle était bonne !

« Les musulmans qui viennent en France, les ambassadeurs marocains, ou autres, sont frappés de ne pas rencontrer de mosquées. Dans la capitale d'un pays qui compte plus de quatre millions de
musulmans, aucun édifice n'est consacré au culte de l'Islam, tandis que toutes les autres religions ont leur temple. Les Russes sont, sous ce rapport, plus avancés que nous et Saint-Pétersbourg
possède une mosquée.
Il serait facile de construire, à Paris, une copie de la jolie petite mosquée de Kaït-Bey, du Caire, qui est un des plus purs spécimens de l'art arabe. On y ajouterait un tekké pour le logement
d'un iman et d'un mouzzine. Cela ne coûterait pas beaucoup à la Ville ni à l'État. On pourrait recueillir des souscriptions en Algérie et en Tunisie. Les puissances musulmanes, qui ont des
représentants à Paris, ne refuseraient pas d'y contribuer. Cette mesure, assurément très politique, ne pourrait qu'attirer plus fréquemment, dans nos murs, les visiteurs orientaux. »
(Léon Hugonnet, “Le Réveil national”, chapitre V : Notre empire africain ; Victor-Havard éditeur, Paris, 1886, pages 165-166.)
Répondre