De la « connerie »

Publié le par Yves-André Samère

Je n’aurais jamais cru que cela pourrait se produire, mais, hier soir, Bernard Guetta a prononcé le mot connerie ! Si-si ! Il qualifiait ainsi la publicité radiophonique, et disait pourquoi il préférait France Inter, où la pub n’est pas de la connerie – bien que de nombreux auditeurs pensent le contraire et le disent. Souvenez-vous de ce « vieux sèche-cheveux », geignant qu’il voulait qu’on se rappelle DE lui : ce n’était pas « une connerie », cela...

Certes, le cher Bernard n’a pas laissé ce vilain mot lui échapper sur l’antenne où il travaille, France Inter donc. Il l’a dit sur Canal Plus, où il était venu, en compagnie de Nicolas Demorand, Thomas Legrand et Philippe Lefébure, participer à une noble entreprise de débinage d’un collègue, Didier Porte, dont le travail a été jugé, par ces trois mousquetaires de la déloyauté (qui étaient donc quatre, classiquement), à la fois « pas drôle » et « vulgaire », et dont le cher Bernard a raconté qu’étant au volant de sa voiture lorsqu’il a entendu à la radio la chronique dite par Porte le 20 mai, il avait « failli rentrer dans un autobus ». Ce jour-là, Porte avait été convoqué par Philippe Val, le directeur de France Inter, qui l’avait... disons, sermonné. Oui, mais voilà, il y a eu des fuites (nous sommes à Radio-France, n’est-ce pas ?). Et toute la maison ronde l’a su, si bien qu’hier, « Le Nouvel Observateur » a publié un article demandant quasiment le licenciement du coupable. Et voilà pourquoi, le soir même, les quatre téméraires, très propres sur eux et assurés de ne pas déplaire, eux, à leur patron, sont allés débiner Didier Porte sur Canal Plus.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
<br /> D’accord à cent pour cent. Tu le connais comme moi, c’est un type gentil et intelligent, qui ne fait jamais de mal aux gens qu’il attaque, car il ne s’en prend qu’aux idées et aux abus. Et sa<br /> chronique du 20 mai, les gens qui se servent de leur cervelle ont bien compris que c’était une parodie, reposant sur le paradoxe de Villepin jurant comme un charretier. N’empêche qu’il est en<br /> ce moment assez inquiet.<br /> <br /> Mais enfin, on a bien compris le fond de l’affaire : Val veut sa peau à cause de sa participation à « Siné-Hebdo ». Ça fait un an que je voyais venir ce coup-là. Hees n’aurait rien<br /> fait, mais Val est capable des pires saloperies.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> J'écoute en podcast la chronique et l'humeur de Didier Porte, et franchement, j'adhère totalement à ses billets et à son humour.<br /> J'ai essayé d'écouter Stéphane Guillon, mais je n'arrive pas à rire avec sa chronique. Je ne la trouve pas drôle.<br /> Avec Didier, je ris systématiquement, et je le trouve toujours bien vu et fort à-propos sur ces attaques.<br /> Comme on ne peut plus attaquer Guillon (on a vraiment l'impression que c'est interdit dorénavant de dire qu'on aime pas Stéphane Guillon), finalement, Didier prend pour Guillon. Il est plus facile<br /> à taper.<br /> <br /> J'espère juste qu'on pourra continuer à écouter Didier encore longtemps, ça ferait une grande perte pour la radio, sinon...<br /> <br /> <br />
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