Déboulonnons : Friedrich Engels

Publié le par Yves-André Samère

Malicieux dans l’âme, j’adore trouver chez les exhibitionnistes de la pensée les contradictions qui les ridiculisent. Je vous ai peut-être parlé de cet écrivain qui étalait son tiers-mondisme dans ses livres, et qui, un jour en privé, m’a confié qu’il était partisan du métissage entre Noirs et Blancs parce que cela permettait aux Noirs d’atteindre, par leurs enfants, la perfection de la race blanche ! Ou qui proclamait son mépris de l’argent, mais, lorsque nous étions entre nous, me demandait des renseignements sur les meilleurs placements en Bourse. Je ne vous donne pas son nom, il est mort du sida, et je ne tire pas sur un corbillard.

Or vous connaissez certainement Friedrich Engels, le copain de Karl Marx. Copain au point de reconnaître le fils illégitime que Marx avait conçu en copulant avec... sa bonne Helena Demuth (alors qu’il était marié avec une baronne). Ce fils, prénommé Frederick, est mort à 78 ans, en France si je ne m’abuse. Engels passe donc pour un homme très à gauche. Or voici ce que cet homme très à gauche a écrit au sujet des « Barbaresques », ces pirates algériens qui écumaient la Méditerranée de son temps : « Nous ne devons pas oublier que ces mêmes Bédouins sont un peuple de voleurs dont les principaux moyens d’existence consistaient à faire des incursions chez les uns et les autres, ou chez les villageois sédentaires, prenant ce qu’ils trouvaient, massacrant tous ceux qui résistaient, et vendant le reste des prisonniers comme esclaves ».

Quel dommage qu’il n’ait pas connu nos Roms, il aurait pu écrire de bien belles choses.

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