Déluge de bourdes au « Canard »

Publié le par Yves-André Samère

Jamais en panne d’erreurs, de bourdes ou d’approximations (il envie France Inter ?), « Le Canard enchaîné » s’est surpassé, cette semaine. Il faut dire qu’il a dans son personnel un type très doué, un certain Jean-Michel Thénard, qui commence très fort en page 5, avec une magnifique faute de grammaire dans son article Hollande en politique position pour la F1 (si vous avez compris ce charabia, prière de me dépanner, je sèche).

On y relève en effet cette phrase : « La question se pose depuis 2008, année où la Fédération française du sport automobile (FFSA) a décidé de ne plus jouer les promoteurs financiers de l’épreuve, las de perdre des sous ».

Je sais que la différence entre le masculin et le féminin a tendance à s’estomper dans les mœurs, et qu’en un temps où l’on écrit « une professeure » ou « une auteure », il ne faut plus s’étonner de rien, mais enfin, gardons toutes nos facultés d’émerveillement, ça peut servir un jour prochain. Par exemple si une commission parlementaire parvient à extirper, de la mémoire défaillante de Cahuzac, autre chose que des mensonges éhontés.

Le même Thénard poursuit sa tâche consistant à nous informer selon la philosophie que « Le Canard », dans son premier numéro paru en 1915, définissait par sa promesse, en réaction aux nouvelles rigoureusement exactes de la guerre que donnaient tous les journaux, de ne publier « que des nouvelles fausses ». En foi de quoi, nous apprenons, dans l’article Le retour du royal, que « L’engrossement de la princesse Charlotte de Monaco par Gad Elmaleh a ravi ». Deux erreurs grossières en quatre mots, aucune bête au monde ne l’aurait fait. La petite-fille de Grace Kelly ne s’appelle pas Charlotte de Monaco mais Charlotte Casiraghi, et elle n’est pas plus princesse que Régine (qui, elle, au moins, est reine de la nuit, état qui aurait intéressé Mozart). Je ne lance pas cette rectification au hasard, je tiens le renseignement de la meilleure source : Stéphane Bern, qui connaît à fond les Grimaldi et en tutoie la plupart, le prince Albert y compris.

Et puis, cette information un peu prématurée puisque « Le Canard » est imprimé le mardi à midi : le fils de Kate et William ne s’appelait pas encore George, prince de Cambridge, vu qu’il lui a fallu attendre que son arrière-grand-mère décide de lui donner un titre ; ce qu’elle n’a fait que le lendemain. Soit dit en passant, ils sont bizarres, ces Anglais : ce gosse est bombardé prince alors que son père n’est que duc, ce qui est complètement illogique, et tous deux possèdent – théoriquement – le même fief, Cambridge. Il risque d’y avoir des bisbilles quand il sera un peu plus grand ! À la Cour de Londres, ce n’est pas rare.

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