Demain, Nagasaki

Publié le par Yves-André Samère

On ne peut pas dire que le bombardement atomique d’Hiroshima, dont c’était avant-hier le soixante-sixième anniversaire, a été commémoré avec éclat, et je peux vous prédire que demain, celui de Nagasaki ne le sera pas davantage.

Cela dit, et bien que le second n’ait été justifié, si l’on peut dire, que par le désir d’essayer un prototype (la bombe d’Hiroshima avait été testée avant usage sur le territoire même des États-Unis), je n’ai jamais regretté ce bombardement, ni ne l’ai critiqué. Certes, il a causé des dizaines de milliers de victimes, mais, en contrepartie, combien a-t-il épargné de vies pas moins innocentes ?

D’abord, les prisonniers alliés, traités de manière épouvantable dans les camps où ils croupissaient, soumis à l’autorité sadique de leurs gardiens japonais, dont la réputation de cruauté gratuite n’est plus à faire.

Ensuite, en provoquant l’arrêt immédiat de la machine de guerre japonaise après la reddition radiodiffusée de Hirohito, dernier allié d’Hitler, il a sauvé la vie de millions de Chinois ! Jamais ces derniers ne se seraient sortis seuls de la situation épouvantable où les maintenaient les occupants japonais depuis 1937.

Pour se faire une idée, durant la Deuxième Guerre mondiale, la seule grande ville reprise aux Japonais par les troupes des États-Unis, ce fut Manille. Or les combats coûtèrent la vie à cent mille civils philippins.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :