Derrière les planches

Publié le par Yves-André Samère

Google a un excellent service, Street View, qui permet de montrer en photos les rues des grandes villes : on a un peu l’impression de pouvoir s’y promener. Or cela n’a pas plu aux Brésiliens, parce qu’à Rio, Google a montré les favelas, qui sont des quartiers miséreux beaucoup moins reluisants que la plage de Copacabana ou que la statue géante de Jésus au Corcovado. Les favelas sont aussi le haut-lieu de la délinquance et du trafic de drogue.

Google s’est excusé et a promis de filmer en priorité d’autres quartiers. Fort bien.

Tout ça me rappelle le Maroc : à Casablanca, près du port, donc au centre, il y avait un bidonville, rue Chopin. Eh bien, on a construit un mur pour le cacher. Ça c’est de la gouvernance, coco ! Les touristes n’avaient plus leurs yeux souillés par la vision de la pauvreté. Quant à l’ancienne médina, on l’avait entourée d’un mur de planches. Les gens du pays, qui allaient y faire leurs emplettes parce que c’était moins cher, disaient qu’ils avaient acheté telle ou telle chose « derrière les planches ».

On devrait faire ça partout, ce serait plus décent.

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