Détente et gâchette

Publié le par Yves-André Samère

Comment reconnaître qu’un auteur de romans policiers (ou de scénarios policiers) est un incompétent ? C’est très simple ! Non seulement il confond revolver et pistolet (de cela, j’ai déjà parlé cent fois), mais, de plus, il écrira qu’un quidam a fait feu sur un autre en « appuyant sur la gâchette ».

C’est impossible ! Certes, vous m’objecterez que Jules Verne en personne, lui qui pourtant en connaissait un rayon, a commis cette faute dans Les enfants du capitaine Grant. Il est vrai que ce grand vulgarisateur scientifique, idole des jeunes naïfs, raconte, dans De la Terre à la Lune, que ses astronautes, voulant se débarrasser du cadavre d’un chien, ouvrirent et refermèrent si vite le hublot de leur capsule que c’est à peine si quelques molécules d’air s’échappèrent à l’extérieur ! À mon avis, il n’avait vu ni Airport, ni Destination finale...

Donc, pour en revenir à mon sujet, la gâchette est une pièce INTERNE d’une arme à feu. On n’y a pas accès, on ne la voit même pas. Pour y accéder, il faut démonter l’arme. Ce sur quoi le tireur pose le doigt, c’est sur la queue de détente, qui est la partie visible de la détente, laquelle est en contact avec la gâchette – cette dernière étant chargée de libérer le percuteur. Avec une arme automatique, un seul appui sur la queue de détente peut vider tout le chargeur si on ne la relâche pas ; avec une arme semi-automatique, on doit appuyer sur la queue de détente autant de fois qu’on veut tirer de balles, car il n’en part qu’une à la fois.

(NB : jusqu’au dictionnaire Larousse qui se trompe, en prétendant qu’on appuie sur la détente)

Mais si vous faisiez la confusion, pas de panique, détendez-vous, je ne veux pas gâcher votre journée.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je n’aurais jamais osé !
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D
D'un autre côté, si on écrit "il a appuyé sur la queue" même si on ajoute "détente", ça n'arrange rien !
Bon, d'accord, c'est du mauvais esprit de ma part.
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