« Diane de Poitiers » sur France 2

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir sur France 2, l’émission présentée par Stéphane Bern, Secrets d’Histoire, étudiait Diane de Poitiers, la célèbre maîtresse du roi Henri II. L’émission était de bonne facture, et je n’ai guère relevé, au chapitre des âneries à ne plus tolérer, que la remarque de la commentatrice Julia Vernes, déjà prise en défaut ici, et qui notait que Diane « s’était FAITE représenter » en Diane chasseresse. On sait que madame Vernes est une amie de Bern, ce n’est pas une raison pour lui laisser massacrer la langue française.

À part cela, beaucoup de téléspectateurs auront appris que Diane de Poitiers, croyant y gagner un teint de jeune fille, buvait chaque matin une décoction d’or, métal lourd donc toxique, et que cela avait fini par la tuer. Je connaissais cette histoire pour l’avoir lue, un ou deux ans auparavant, dans un journal – de droite–, mais je ne sais plus lequel. Cette découverte est due à un médecin, le docteur Philippe Chartier, qui a pu analyser les restes du corps de la noble dame, enfouie dans un tombeau après avoir été extraite de sa tombe originelle par des vandales à la Révolution.

À ce propos, on souhaiterait vivement que le réalisateur de l’émission renonce à ces petits trucages stupides qu’il croit peut-être nécessaires à la dramatisation de son documentaire, et qui ne tromperaient même pas un enfant de huit ans : on voyait en effet Bern et le docteur Chartier, en prélude à la réinhumation des ossements de Diane de Poitiers dans sa tombe d’origine, assister au retrait de la dalle qui masquait la crypte, dont ils juraient que PERSONNE n’y était descendu depuis la Révolution. Puis l’un et l’autre commençaient à descendre l’escalier conduisant au sous-sol. Patatras, changement de plan, et on les voyait achever leur descente... filmés depuis le fond de la crypte. Donc le caméraman y était descendu avant eux ! Il était là depuis la Révolution ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Batteries : c’est comme dans « Cloverfield », en somme.

Voyages dans le temps : je ne vois pas.


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F

Non seulement il devait être là depuis plus de deux siècles, mais en plus, les batteries de sa camera fonctionnaient encore ! Conclusion : le matos nippon ou ricain ne vaut même pas la technologie
française, même pluriséculaire. Le saviez-vous : Delacroix photographia La Liberté guidant le peuple avec un téléphone portable de 100 mégapixels.


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