Dilemme courtois

Publié le par Yves-André Samère

Voici un cas d’école assez curieux dans le domaine de la courtoisie. Comme je suis né dans le caniveau et que mon éducation a énormément souffert de mes origines médiocres, je me trouve incapable de le résoudre, et donc, je vous pose la question : que faut-il faire en pareille circonstance ?

Imaginez un hall d’immeuble parisien. Il est clos par deux portes, toutes deux munies d’un code électronique et se refermant seules quand on ne les maintient pas ouvertes. La première est un portail donnant sur la rue. La seconde sépare le hall de la cour intérieure, et comprend également une protection électronique.

Deux résidents de l’immeuble entre au même moment dans le hall, le premier, les mains vides, vient de la rue. Le second, traînant une valise à roulettes, vient de la cour. Tous deux, se connaissant, ayant de bonnes relations, désirent se montrer polis et tiennent la porte pour permettre à l’autre de passer. La distance entre les deux portes est trop grande pour que les deux profitent de la courtoisie de l’autre, si bien que l’un doit obligatoirement lâcher la porte qu’il tient pour emprunter celle que l’autre maintient ouverte.

La question est simple : lequel des deux doit passer en laissant « sa » porte se refermer au nez de l’autre, ce qui obligera ce dernier à déverrouiller celle-ci électroniquement et pour la seconde fois ?

Faites vite, ils attendent, et c’est urgent !

(Question subsidiaire : à supposer que les deux protagonistes n’ont pas le même âge, que celui qui tient une valise est jeune et que l’autre est âgé, cela doit-il influer sur le verdict ?)

Publié dans Mœurs, Curiosités, Social, Humour

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D
Aucune idée. Mais pour la première fois une jeune fille m'a laissé sa place dans une salle d'attente.
L'âge a ses privilèges ?
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Y
Elle ne l’a pas écrit, elle le vit à chaque minute.
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D
Comment ça? Nadine Morano a écrit un traité de savoir vivre!
Alors là...je l'ignorais.On ne me dit jamais rien à moi!
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Y
Pertinente analyse sur les Parisiens. Reste une ambigüité, Nadine de Rothschlid, ou Nadine Morano ?
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D
Bon.Résumons.Ce sont deux Parisiens.
Facile:ils s'envoient mutuellement la porte sur le nez en s'accompagant d'un nom d'oiseau afin de sceller encore mieux leur amitié et leur entente.
De plus, l'un porte une valise, c'est donc qu'il s'en va et ne pourra exercer aucune représaille, donc l'autre a le choix des armes langagières: il peut y allez franco!
Je précise que "à la campagne" ce serait la même chose à l'entrée d'un supermarché ou d'un champ de maïs.
Mais je ne suis pas la grande Nadine, peut être que cet exercice de savoir-vivre n'est pas tout à fait orthodoxe?
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