Direct au foie (gras)

Publié le par Yves-André Samère

Ai-je déjà mentionné dans ces pages que je n’aimais pas le foie gras ? Probablement (j’ai rédigé à ce jour plus de 3500 articles, alors vous pensez bien que je ne peux pas tous me les rappeler). En fait, je ne me contente pas de ne point l’aimer, c’est son existence même que je conteste. Expliquons.

Un écrivain anglais, Stephen Clarke, auteur de livres caustiques sur les Français, décrit ainsi la fabrication du foie gras dans les campagnes de notre pays : « Tu ne fais pas que hacher les restes de viande comme pour les autres pâtés. Tu prends une oie ou un canard, tu lui fourres un entonnoir dans la gorge et tu lui balances autant de maïs que tu peux dans le gosier, tous les jours, jusqu’à ce que la volaille soit si obèse qu’elle puisse à peine marcher. Ensuite, tu lui arraches son foie difforme et tu l’étales sur du pain grillé ».

Il remarque pour conclure que si un Anglais avait inventé ce summum de la gastronomie et l’avait baptisé fat liver, chacun dans son pays aurait remarqué que la trouvaille était tout au plus le résultat d’une bonne cirrhose.

Miam !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je ne mange pas d’huîtres non plus. Dans mon enfance, j’ai mangé des oursins, qu’on découpait en deux, vivants, avec des ciseaux. Et aussi des arapèdes. Mais le crime était imputable à mes parents
et à leur milieu barbare, je n’avais pas l’âge de me rendre compte.

Le caviar, je n’y touche plus depuis que je sais qu’on éventre les femelles d’esturgeon, vivantes, pour en extirper leurs œufs.

Ces mœurs de nazi ne sont pas les miennes.
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Y
J’ai été plus rapide : ayant acheté deux ou trois boîtes de cent grammes, pour voir, puis goûté cette horreur, puis jeté à la poubelle la dernière (sans l’ouvrir).
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D
Et les huîtres que l'on mange vivantes !
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D
Pas grave!
Si d'aventure un impie vous en offrait un je me ferais un plaisir de vous en débarraser (du foie gras, pas de l'impie).
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