Égypte : plus d’Internet ? Si !

Publié le par Yves-André Samère

Il est bien, le gouvernement égyptien. En un rien de temps, il a réussi à faire pis que la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.

Bref, afin d’ôter la parole au peuple qui en a marre de Moubarak et probablement de l’armée qu’il représente, son gouvernement a coupé la majorité des accès à Internet : avant-hier jeudi 27 janvier, le nombre de « routes » (virtuelles) permettant d’acheminer des données était de 2903 ; aujourd’hui, de 327. Si bien que cette censure a fait disparaître presque 89 % du réseau Internet en Égypte. Interdit de s’informer et de communiquer ! Salaud de peuple, on devrait le dissoudre...

Cela dit, les Égyptiens bâillonnés peuvent toujours, s’ils sont un peu futés, se rabattre sur les réseaux virtuels privés (les fameux VPN qui nous permettent de pirater sans risque), les proxys (vous passez par un autre serveur situé dans un pays que la censure locale ne peut pas censurer, comme Telecomix, un mouvement basé en Suède, de ceux qu’on appelle les « hactivistes » !) et les programmes pour téléphones mobiles du genre smartphones. Enfin, ces gadgets vont servir à quelque chose ! Et il y a aussi les ondes radios, dont les amateurs-spécialistes sont maintenant très demandés.

Enfin, en France, il y a ce fournisseur d’accès dont j’ai déjà parlé, FDN, très anti-hadopiste, qui propose une ligne téléphonique permettant de se connecter à Internet, comme au temps des modems pour France-Télécom. On appelle (depuis l’étranger) le 00 33 1 72 89 01 50, et on donne à la fois comme identifiant et comme mot de passe un mot très difficile à retenir : toto ! (Je suis certain que vous l’utilisez déjà pour votre courrier électronique)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Axel 30/01/2011 15:02


D'après mes recherches, les deux mots (avec ou sans le k) sont couramment acceptés. Que chacun utilise celui qui lui plaît le plus !


Yves-André Samère 30/01/2011 08:42


Remarque judicieuse, mais ce terme contient d’autre part le mot « activiste », qui ne prend pas de « k ». Celui qui l’a inventé (ce n’est pas moi) a donc fait un choix.


Axel 30/01/2011 02:15


Il me semble que le mot hactiviste s'écrit hacktiviste car il viens du mot anglais hack.