Émigrer, certes, mais où ?

Publié le par Yves-André Samère

Vous envisagez de vous installer à l’étranger afin de réduire vos impôts ? On vous comprend ! Après tout, pourquoi rester maladivement attaché à un pays si mal gouverné, où le fisc vous matraque ? Du reste, ça va s’aggraver dès que vous serez partis en vacances (c’est la tradition) : on va rétablir les charges sur les heures supplémentaires, réclamer aux sociétés une taxe de 3 % sur les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires, et le prélèvement libératoire sur les revenus des placements financiers, parfois plus avantageux que le simple impôt sur les revenus, va être supprimé.

Mais alors, où vous installer ? Apparemment, la Belgique est le meilleur endroit, puisque 190 000 ressortissants français y ont déménagé (contre 170 000 en Suisse, 58 000 en Italie, 34 000 au Luxembourg et 8500 à Monaco). En effet, la Belgique ne taxe pas les plus-values boursières (la Suisse et le Luxembourg non plus). Mais elle taxe les dividendes à 25 %, et le Luxembourg à... 41,34 % (en France, « seulement » 36,5 %). Donc, la Belgique et le Luxembourg, à dégager.

En fin de compte (les cons disent « au final »), c’est l’Italie qui vous traitera le mieux, mais cela, personne ailleurs qu’ici ne vous le dira. Voyez plutôt : taxation à 12,5 % des plus-values en bourse, donc trois fois moins qu’en France, idem pour les dividendes, aucun impôt sur la fortune (là, comme je vous connais, vous dressez l’oreille), impôts locaux NÉGLIGEABLES, exonération des donations et successions jusqu’à un million d’euros pour chaque héritier (et 4 % au-delà – ou 7 % si c’est de l’immobilier).

Faites vos comptes, et tous en Italie ! En plus, les Italiens, ce sont un peu comme des Corses, mais de bonne humeur. Et Rome est la plus belle ville du monde, très supérieure à Paris (aucun gratte-ciel pour défigurer le site).

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