Énergie humaine et hydrocarbures

Publié le par Yves-André Samère

Il n’est pas un pays qui ne compte officiellement sur « la croissance » pour faire reculer le chômage – lequel est un phénomène mondial, et dont on n’ose pas dire trop fort qu’il est dû à la surpopulation, donc à la prolongation de la vie humaine et au recul de la mortalité chez les enfants, puisque, depuis le début de l’ère industrielle, donc 1800 environ, jusqu’en 2000, l’espérance de vie chez les Occidentaux est passée de 25 ans à 70 ans, et frôle à présent les 80 ans.

Or la fameuse croissance est basée sur l’activité des hommes, et aucune activité n’a lieu sans dépense d’énergie. Quelle énergie ? Autrefois, elle était uniquement humaine ou animale, donc faible : selon Jancovici et Grandjean, un ouvrier qui passait huit heures à pelleter et charrier de la terre dépensait en moyenne...0,05 kilowatt-heure. Aujourd’hui, un litre d’essence fournit l’équivalent de 10 kWh, donc vingt fois plus que le travail d’une journée entière d’un ouvrier. Posons comme hypothèse de travail qu’un litre d’essence coûte 1 euro. Sachant qu’en France, depuis le début de 2010, le SMIC horaire est de 8,86 euros, il s’ensuit que ce litre d’essence qui fournit l’équivalent du travail journalier de vingt ouviers revient à... six minutes et 45 secondes de la rémunération d’un smicard !

Qui peut sérieusement croire que nous allons renoncer à utiliser ce type de carburant et revenir à l’énergie humaine ou animale, pour ne plus dégager de gaz carbonique dans l’atmosphère ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

La première énergie non humaine ou animale introduite en occident par les croisades fut les moulins à vent, suivis par les moulins à eau.


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Y

Pour ne pas trop allonger ma petite notule, j’avais laissé de côté ces énergies. Je compte y revenir, parce que des questions se posent à leur sujet.