Et les déficits publics ?

Publié le par Yves-André Samère

Un sujet qui me fait tordre de rire, et pas moi seulement, c’est cette obligation de la Communauté européenne de garder les déficits publics en-dessous de 3 % du PIB. Autant décréter l’obligation, pour les poules, d’avoir des dents, et plus vite que ça !

La vérité est qu’en ce moment, seule l’Allemagne y arrive, puisqu’elle... n’a pas de déficit, mais un excédent. Pas énorme, 0,2 % de son PIB, mais voyez un peu les autres : l’Italie est en règle, elle a juste 3 % de déficit (pour un pays gouverné par des fous et des mafieux, c’est miraculeux). En règle, les autres n’y sont pas, puisque les Pays-Bas sont à 4,1 % de déficit ; la France, à 4,8 % ; la Grèce à 10 % ; et la pauvre Espagne, à 10,6 %.

Autant dire que l’Europe, conglomérat de pays qui ne parviennent pas à respecter les règles qu’ils ont décrétées, est un beau rêve. Même l’euro, ce projet mirifique, institué afin de simplifier les échanges, a donné cet effet pervers fabuleux, que les pays qui l’ont adopté n’ont plus la possibilité de contrôler leur monnaie, et donc de dévaluer. Je sais que la dévaluation n’est pas très glorieuse, et De Gaulle avait horreur de cette opération, puisqu’il l’estimait indigne de la grandeur de la France, qui était son obsession ; mais voyez ce qui se passe en ce moment au Japon : ce pays vient de laisser littéralement s’écraser la valeur du yen, qui a perdu un quart de sa valeur en quelques mois, et fait marcher à pleins tubes la planche à billets. Résultat : un coup de fouet à la compétitivité des entreprises japonaises, la chute du cours de l’or et des matières premières, et les valeurs cycliques des bourses occidentales en ont pris un sacré coup en un mois (la plus atteinte, Arcelormittal, avec -10,1 %). Si bien que, plus le yen plonge, plus le Japon augmente sa richesse à l’international.

Ah les salauds ! On leur souhaite un deuxième raz de marée.

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