Excusez-moi, c’est la faute de mon slip !

Publié le par Yves-André Samère

Il leur en faut vraiment peu, aux Yankees, pour en faire une montagne. Non, je ne parle pas de l’affaire sordide mettant en cause DSK, et dont on commence à avoir par-dessus la tête, mais plutôt de cet homme politique local, Anthony Weiner, un démocrate si j’ai bien compris, et qui avait eu la bonne idée de prendre en photo, et en gros plan, son propre slip – qu’il portait –, puis de mettre la photo sur Internet.

Comme ce pays est le paradis de la morale et que le slip semblait bien rempli (certes, de quoi, on n’en a aucune preuve), quelqu’un a dénoncé l’imbécile, et cela a fait un scandale.

Le comble est que le niais s’est cru obligé de s’excuser publiquement et de demander pardon à toutes les personnes qu’il avait « blessées » (sic). Il en était au bord des larmes, le pauvre chou. En France, tout le monde se serait esclaffé, on lui aurait peut-être demandé des autographes, voire des photos dédicacées, et, au lieu de s’excuser, le « coupable » aurait envoyé bouler ses détracteurs – à supposer qu’il y en ait eu. C’est la seule attitude possible quand on vous cherche des crosses sous un prétexte insignifiant, et, comme on dit aux gosses insupportables, « Cause au mur » (il y a une autre version avec une histoire de tête malade, mais je ne peux pas écrire ici une telle horreur).

Faut-il être crétin, pour se faire l’esclave d’une opinion publique gangrenée par le puritanisme ! Les États-Unis n’ont jamais eu leur Rabelais. Ils nous feraient presque apprécier Berlusconi : lui, il aurait apporté sa photo de slip à la télé pour la montrer aux caméras.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

Ou, plus proche, leur San Antonio !


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