Fission et fusion

Publié le par Yves-André Samère

Plutôt que de gaspiller leur temps, leur énergie... et notre argent à mettre sur pied des conférences internationales qui aboutissent invariablement sur des bides, ou à subventionner un GIEC dont toute l’action consiste à affoler les populations sans proposer le début d’un embryon de solution, les gouvernants feraient mieux de se cotiser pour financer la recherche de la seule énergie qui apporte LA solution sans qu’elle s’accompagne d’une kyrielle d’inconvénients : la fusion nucléaire. Laquelle est non polluante et inépuisable – voir plus loin.

La fusion, ce n’est pas la fission. Actuellement, toutes les centrales nucléaires utilisent la fission, car on ne sait pas encore maîtriser la fusion. La fission consiste à briser les atomes d’un corps lourd, l’uranium ou le plutonium (je passe sur les détails), opération qui dégage une quantité importante de chaleur. On récupère cette chaleur pour vaporiser de l’eau, et la vapeur produite fait tourner des turbines, qui sont partie intégrante de générateurs d’électricité. Ce procédé est fortement polluant, car il produit des déchets radioactifs hautement contaminants, dont certains ont une durée de vie qui dépasse largement la durée de la vie humaine. Autrement dit, à l’échelle humaine, ils sont éternellement dangereux. Outre ce petit inconvénient, les accidents sous forme de fuite ne sont pas exclus (voyez Tchernobyl), et peuvent avoir des conséquences redoutables. Aussi, l’uranium est un minerai, il n’est pas inépuisable, et ses gisements sont souvent situés dans des pays un tantinet instables politiquement. Enfin, les centrales nucléaires, une fois lancées, ne peuvent pas être arrêtées, mais seulement ralenties, et elles ont une durée de vie de l’ordre d’un quart de siècle, donc on doit sans cesse en construire de nouvelles... sans trop savoir que faire de celles qui sont désaffectées ! Une belle réussite du génie humain...

La fusion, c’est ce qui fait que le Soleil brille et nous donne sa chaleur, sans laquelle nous n’existerions même pas. Le Soleil, à l’origine, c’est une énorme quantité d’hydrogène, le corps le plus simple et le plus léger qui soit, et aussi le plus répandu, ce qui supprime tout problème d’approvisionnement. Il y en a tellement dans le Soleil que le poids de cette énorme quantité exerce une pression inimaginable sur les atomes d’hydrogène situés au centre de cette masse de gaz, et que cette pression force les particules composant le noyau de l’atome (les protons, et il n’y en a qu’un par atome d’hydrogène) à s’agglutiner en dépit de la force naturelle de répulsion magnétique qui les en empêche. Si bien que, collés malgré eux, les protons donnent naissance à un noyau nouveau, celui de l’hélium. Or la masse de ce noyau nouveau est inférieure à la somme des masses des atomes d’hydrogène qui ont servi à la former ! Où est passée la différence ? Elle s’est transformée en énergie, selon le principe découvert par Einstein, et tout l’intérêt est là. De plus, l’opération ne produit aucun déchet, puisque l’hélium, non toxique, est sans danger. Même le plus excité des écolos n’objecterait quoi que ce soit contre la fusion.

Jusqu’à présent, on n’a réussi à utiliser la fusion que dans les bombes H (initiale du mot hydrogène). Reste à domestiquer cette réaction pour en faire autre chose que des bombes, naturellement. C’est toute la difficulté, et les scientifiques cherchent... depuis les années cinquante ! Mais si on trouvait, non seulement ce moyen, mais aussi le processus permettant de dépenser moins d’énergie qu’on en produit, tous nos problèmes seraient résolus. Jusqu’ici, tous les espoirs ont été déçus, y compris avec l’épisode de la fusion froide, avant 1990. Cela ne signifie pas que c’est impossible.

Publié dans Sciences, Curiosités, Physique

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