France, paradis fiscal

Publié le par Yves-André Samère

Les pays européens se sont jadis évertués à construire une Union Européenne. Puis à créer une monnaie unique, l’euro, afin de simplifier les échanges commerciaux entre eux. Fort bien.

Dans ces conditions, on pouvait imaginer que ces deux initiatives permettraient de faciliter bien des choses, et, par la bande, de moraliser un peu la vie des citoyens européens – par exemple en supprimant certaines causes de trafic.

Hélas, on avait oublié un petit détail : harmoniser les régimes d’imposition entre les divers pays concernés. Non seulement on a ouvert la voie aux exils fiscaux dont on nous rebat les oreilles actuellement, mais on a créé des injustices.

Ainsi, par exemple, en Suisse, en Belgique et au Luxembourg, les citoyens de ce pays subissent un régime d’imposition plus lourd que celui des étrangers qui viennent s’y installer ! Vous imaginez comme lesdits étrangers vont résister à la tentation d’aller s’y réfugier...

En France elle-même, on a fait montre d’originalité : lorsque Balladur était Premier ministre (sous Mitterrand, qui ne connaissait rien à l’économie), il avait décidé d’exonérer largement d’impôts, y compris de celui sur la fortune, les citoyens de certains pays du Moyen-Orient, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar. On en a gardé un bon souvenir, puisque Saoudiens et Qataris rachètent à tour de bras, chez nous, hôtels, propriétés, entreprises, et même clubs de football !

Merci, Doudou, grâce à toi, la France... est un paradis fiscal.

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