Gainsbourg n’entravait-il que Dalle ?

Publié le par Yves-André Samère

Décidément, j’aime de plus en plus Béatrice Dalle ! Pas pour sa beauté, non. Mais pour son franc-parler. Déjà, il y a quelques années, j’avais loué sa déclaration sur ses collègues acteurs, ceux qui prétendent se mettre en danger (sic) parce qu’ils jouent des rôles : « J’entends tellement souvent les comédiens se plaindre, dire qu’ils se mettent en danger. Il y a des gens qui font des métiers dangereux, vraiment dangereux. Quand on est acteur, on est bien traité ; je suis une princesse sur les tournages, je ne vois pas où est le danger. C’est indécent de se plaindre ». J’avais d’ailleurs communiqué cette déclaration à Stéphane Bern, qui l’avait approuvée, bien qu’il prétende sans cesse le contraire à la radio.

Or, invitée hier soir au Grand Journal de Canal plus, Béatrice Dalle a rapporté que Gainsbourg lui avait proposé de chanter une de ses chansons, et qu’elle avait décliné la proposition, parce qu’elle « n’était pas très fan de Gainsbourg ». Qui ose dire cela aujourd’hui sans craindre de se faire lapider comme à Téhéran ?

Histoire d’aggraver son cas, elle a ajouté ceci : « Vous écoutez Chopin, et vous entendez tout Gainsbourg », façon aimable de laisser entendre que le compositeur de la Rive Gauche idolâtré par les germanopratins était ni plus ni moins qu’un plagiaire musical, ce que j’avais remarqué depuis longtemps, la musique de Chopin n’ayant pas de secrets pour votre (très humble) serviteur.

En fait, je déteste Gainsbourg. Pas seulement pour son exhibitionnisme ou ses mensonges éhontés (« Le fisc me prend 74 % de mes gains »), mais aussi pour ses textes racoleurs, quoique parfois bien tournés, je l’admets. Tout est question de degré, et comme disait hier soir, dans la même émission, Hubert-Félix Thiéphaine, « aux États-Unis, vous écrivez “Dadou-ron-ron”, ça passe pour de la poésie. En France, il en faut un peu plus » : Gainsbourg était du niveau états-unien, dans sa spécialité. Il le savait, du reste, et a fait scandale en avouant, dans une édition d’Apostrophes, que la chanson telle qu’il la pratiquait était « un art mineur », ce qui lui avait valu une diatribe de Guy Béart.

J’ajoute qu’à son époque, il a été le plus mauvais réalisateur de films qu’on ait connu en France, et que son Charlotte for ever est à vomir.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Pas d’quoi, j’aime rendre service.


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D

Merci cher ami !


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