Gallienne passe le plumeau

Publié le par Yves-André Samère

On le sait bien, que les qualités professionnelles d’un acteur n’ont rien à voir avec ses qualités morales – pas plus, d’ailleurs, qu’avec ses opinions politiques, et un acteur peut bien dire en scène ou au cinéma le contraire de ce qu’il pense. Il n’empêche… Je ne sais si j’ai déjà dit ici l’aversion que m’inspire Guillaume Gallienne. Non pas le comédien, justement, mais l’homme. Plus visqueusement lécheur de postérieurs installés, ce doit être difficile à débusquer.

Gallienne tient depuis deux ans une émission littéraire, chaque samedi après-midi sur France Inter. Généralement, il fait comme tout le monde, il y invite ses copains, sous le prétexte de leur faire lire des textes. Depuis que l’émission existe, il en est défilé une bonne vingtaine. Mais enfin, c’étaient des comédiens, et un cachet, ça ne se refuse pas.

Hier, son invité, venu pour lire des textes de Romain Gary, ce n’était pas un de ses « chers camarades », comme ils se disent tous, c’était… son employeur, Jean-Luc Hees. Admirable choix, pas du tout opportuniste : Gallienne travaille à Radio France, et le président de Radio France, c’est précisément Hees, dont on sait combien il est difficile de l’écarter des micros : quand il était directeur de l’antenne, il avait conservé une émission quotidienne, Synergie, histoire sans doute d’être son propre patron et de se rétribuer ainsi de la main à la main.

N’était-ce pas un heureux hasard, cette invitation du PDG pour faire l’acteur ? Pour le présenter, Gallienne a eu ces mots : « Un lecteur passionné qui a une des voix les plus charmantes que je connaisse, Jean-Luc Hees ». Terrifiants d’impertinence, comme on voit.

T’en fais pas, Guillaume, on va te le renouveler, ton contrat. Ce n’est pas toi qu’on va virer sous le prétexte que tu as transformé l’antenne en auberge espagnole, tu vas peut-être même remplacer Bern sur France Inter. En attendant, pour tes qualités de bon domestique, tu as mérité le Plumeau d’Or.

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D

J'ai en effet été un peu étonnée de ce choix. Comme je n'ai pas une passion foudroyante pour Gary, soi-disant un des plus grands écrivains du XXème siècle, ah bon, je n'ai écouté que d'une oreille
distraite.
A l'attirail ménager on pourrait ajouter la brosse (à reluire) d'or.


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