Gaz de schiste

Publié le par Yves-André Samère

On nous reparle ce matin du gaz de schiste (il existe aussi du pétrole de schiste), qui, au lieu d’être concentré dans les poches d’un gisement classique, est disséminé au sein des roches. Pour l’extraire, il ne suffit donc pas de creuser puis de recueillir le gaz compressé qui s’échappe, il faut injecter dans le sous-sol une énorme quantité d’eau, de sable et de produits divers – technique décriée mais dont on se sert depuis quarante ans.

Naturellement, pollution et gaspillage d’eau, tout cela fait hurler les écologistes, qui ont réussi à faire interdire le procédé (on dit « abroger les permis d’exploration et d’exploitation », c’est tellement plus simple). C’est justement cet obstacle législatif qui est remis en cause aujourd’hui, par la mission d’inspection dans son rapport demandé en février par le gouvernement.

Non sans raison, car la richesse de nos gisements potentiels est prodigieuse, et fournirait le remède cherché à l’abandon hypothétique du nucléaire et à la raréfaction du pétrole. Un document interne à la firme Total mentionnait 2380 milliards de mètres cubes pour la seule région de Montélimar, et, selon qu’on parvienne à extraire 20 ou 40 % de ce pactole, cela représenterait 10 à 20 fois la consommation annuelle de gaz en France. Autant qu’on n’achèterait pas à l’étranger !

Rappelons que le gisement de gaz à Lacq a représenté 250 milliards de mètres cubes (cinq fois notre consommation annuelle).

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :