Guaino, magistrat bénévole

Publié le par Yves-André Samère

Tous les citoyens français sont reconnaissants à Henri Guaino pour avoir rédigé le fameux discours prononcé à Dakar par Sarkozy, avec pour thème l’homme africain « qui n’a pas encore trouvé sa place dans l’Histoire », texte qui a tant fait pour la popularité en Afrique de Sa Majesté l’Empereur.

Aujourd’hui, Guaino, pour une raison mystérieuse, a été invité à donner son avis sur un accident de la circulation : un type, sans doute ivre, a fauché au volant de sa voiture plusieurs personnes, qui en sont mortes. Avec un aplomb qui lui est propre, Guaino a donc qualifié cet acte de « crime », et souhaité que le responsable soit emprisonné à vie. Chouette ! Plus besoin de juge !

On peut donc être conseiller à la présidence et ignorer aussi bien le sens du mot crime que le Code Pénal, qui fixe la durée des peines encourues par les délinquants et les criminels. Tous les espoirs sont permis aux cancres.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Il est évident qu’aucun chauffard n’a « l’intention de tuer ». Je n’ai rien à dire là-dessus, et surtout pas sur la peine qu’il mérite. Ma cible, c’est Guaino, qui se mêle de ce qui ne le
regarde pas. Beaucoup d’individus gravitant autour du chef de l’État se croient autorisés à se substituer à la Justice. Or ce n’est pas pour cela qu’ils ont été embauchés.


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K

c'est probable que l'intention de tuer 3 personnes n'est pas prouvée. Mais conduire bien que se sachant ivre, sans permis, en récidive, à vive allure quand on voit l'état de l'épave, ça fait quand
même une lourde addition. Il mérite au moins 15 jours de mise à l'épreuve avant de pouvoir repasser son permis. Des fois, on peut envier le système américain, qui devient très sévère au bout de la
troisième infraction


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