Hablar español como una vaca francesa

Publié le par Yves-André Samère

J’ai une mauvaise nouvelle. Terrible, à vrai dire, pour notre prestige : le nouveau Premier ministre que Dieu nous a donné a vécu trop longtemps en France (il a vécu trop longtemps... tout court, me souffle à l’oreille la mère de Térébentine), si bien qu’il a perdu son accent espagnol.

Ce soir, les télés ont exhumé une interview, sans doute faite en Espagne, et dans laquelle cet ami des bêtes (il adore la corrida) s’exprimait dans la langue de ce pays. Or, à un certain moment, il a glissé le mot énergie dans sa phrase. Mais en espagnol ; ce qui donne donc energía. Or il a prononcé ainsi : « énerre-dji-ya ».

Je regrette, mais le son J, celui que nous plaçons dans java, jiu-jitsu ou Gigi l’amorosa, n’existe pas en espagnol ! Et le G de energía équivaut à la célèbre jota, qui est un H très fortement aspiré, tel qu’il existe en arabe ou en néerlandais. Rien à voir avec ce qu’on a pu entendre.

Il ne reste plus aux forces de police qu’à reconduire le Premier ministre à la frontière, afin qu’il reprenne ses études, en souhaitant qu’il séjourne longtemps au pays d’El Cordobès.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Catalan : je connais l’espagnol, pas le catalan. De toute façon, chaque province a ses petites manies. Mais l’occasion de me payer la tête de Valls était trop belle.

Basque : on le dit, mais c’est moins drôle.
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A
Il a fourché en catalan CQFD
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L
on m'a dit que l’origine de l’expression serait parler français comme un basque espagnol....
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