Haro sur les diminutifs !

Publié le par Yves-André Samère

Vous, je ne sais pas. Mais moi, je commence à être un peu agacé par cette manie des diminutifs. Déjà, dans la vie courante, les appart’ et les p’tits déj’, cela me court sur le système. Mais quand on rabote jusqu’au nom des gens, ça devient carrément désobligeant.

Ainsi, les Alexandre deviennent des Alex (c’est dur, Alex !), les Emmanuel sont réduits à se prénommer Manu, les Marie-Thérèse deviennent de bêtes Maïté, et les Dominique ne sont plus que des Dom (faut pas habiter Milan, l’équivoque devient fatale). Même le malheureux Mathieu, qui n’a que deux syllabes, est compressé en Matt ! Ils sont beaux, ces prénoms, pourquoi les infirmiser ? (Je viens de créer ce verbe afin de montrer que je ne crains pas les audaces langagières, contrairement à ce qu’imagine un vain peuple)

C’est pourquoi j’ai pris la décision : dès que me naîtra un fils, ce qui ne saurait tarder, je lui collerai un nom d’une syllabe. Ce sera Paul, Jean ou Luc. Allez donc raccourcir ces prénoms-là ! (Si c’est une fille, je suis le conseil de Montherlant : je la colle à la DDASS, même si lui, question d’époque, écrivait plutôt « à l’Assistance »)

L’héritier de mon immense fortune ne sera pas un handicapé sémantique. La protection de l’enfance commence par là.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je ne fais pas appeler ainsi. On ne trouve « Y-A-S » que dans les moteurs de recherche. Les coupables sont donc les visiteurs !
Répondre
D
Il y a même des gens qui se font appeler Y-a-s alors que leur vrai nom est Y-vendrait-sa-mère!(pour moins d'un kopek? allez savoir!)
Si ce n'est pas de la flemme ça!
Répondre
Y
Je ne parlais que des DIMINUTIFS, indice de paresse. Qu’on s’amuse à rallonger les noms, c’est un autre sujet, qui ne m’inspire rien (jusqu’ici).
Répondre
D
On m'a tout fait, avec mon prénom. Le pire, c'est "domino". Faut faire attention avec les prénoms courts : Jean devient Jeannot. On les rallonge... Luc, non, mai Paul devient Paulo.
On n'est pas sortis de l'auberge.
Vous avez raison, les filles, hein. Ça fait des chichis, ça s'habille en rose, et à partir de 15 ans une meute de garçons s'installe sous le balcon. Intenable.
Répondre