Heure d’été

Publié le par Yves-André Samère

Voilà une semaine que nous sommes passés à l’heure d’été, et, chez moi du moins, aucun de ces terrifiants effets du bouleversement horaire ne se sont manifestés.

Ces effets sont les suivants, tels que la presse les décrit : augmentation des accidents du travail (selon une étude réalisée en 2009 par l’université du Michigan), cinq pour cent d’infarctus en plus, dix jours pour s’adapter au nouvel horaire (on se demande pourquoi les gens prennent encore l’avion), dix-neuf pour cent – selon les médecins – d’augmentation de la consommation des médicaments, surtout des tranquillisants, vous vous en doutiez, et... quarante minutes de sommeil en moins, en moyenne, chez les Français, pour une raison qui me dépasse.

Je n’ai donc rien ressenti, pas même le jour fatidique, car je récupère toujours très vite, de l’ordre de trois heures pour une nuit blanche. Mais puisque les journaux en parlent, ce doit être un désastre chez les autres.

Le changement d’horaire a connu des hauts et de bas. C’est en 1916 que le député André Honnorat a proposé de l’instaurer pour faire des économies d’éclairage. Proposition adoptée, mais, en 1945, De Gaulle fait abandonner l’heure d’été « pour rompre avec l’heure de Berlin » (sic). En 1975, Giscard prend un décret, le 19 septembre, pour la rétablir, en quoi Giscard n’était pas gaulliste, si vous aviez besoin d’une preuve. Et c’est en 1998 que la Communauté européenne l’adopte (l’heure d’été, pas Giscard) pour tous les pays qui la composent.

Nous en sommes là. Sachez seulement que la prétendue économie d’électricité ne dépasse pas les 0,5 %, et que, d’ici à 2030, elle diminuera encore.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
À Paris, aucun problème : on ne voit jamais le Soleil !
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D
C'est mon calvaire. Levée à 6 heures 30, cela fait 5 heures 30 pour l'ancienne heure. Comme on se couche à minuit de l'ancienne heure, on n'arrive pas à décaler le soir, le seul moment<br /> "tranquille".<br /> Donc, pendant quelques jours, je suis une lavette.<br /> Ce qui me défrise, c'est notre décalage par rapport au soleil.
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