Hubert Monteilhet

Publié le par Yves-André Samère

Hubert Monteilhet est un excellent écrivain, tout à fait original, et dont vous lirez ICI une biographie assez complète. J’ai lu avec un immense plaisir quelques-uns de ses romans policiers, dont Les mantes religieuses, Les pavés du diable, Le retour des cendres, Devoir de vacances, Pour deux sous de vertu, Les bourreaux de Cupidon, Esprit es-tu là ?, De quelques crimes parfaits et La part des anges, son unique roman fantastique, Les queues de Kallinaos, son drame Mourir à Francfort, ainsi que ses romans historiques Neropolis et La Pucelle. Je goûte fort son style, son ironie mordante et son irrespect. En revanche, son catholicisme réac me tape un peu sur les nerfs, mais rien n’est parfait, surtout pas en littérature.

À propos de La Pucelle, qui est, vous le devinez une histoire romancée de Jeanne dite « d’Arc » (jamais elle n’a porté ce nom, et nul, de son temps, ne le mentionnait) et de son épopée supposée, il m’avait fait découvrir que le fameux siège d’Orléans par les Anglais était un peu bidon, puisque plusieurs routes totalement libres partaient de la ville, et qu’on pouvait y entrer et en sortir assez facilement, les Anglais s’étant contentés de camper aux alentours. D’ailleurs, Jeanne a « délivré » la ville... depuis l’intérieur où elle se trouvait avec ses troupes ! Ce livre a été édité pour la première fois en 1988, mais on vient de le rééditer au format bibliothèque (alors qu’il existait en poche), et Monteilhet s’est fendu d’une introduction dans laquelle il écrit que cette réédition se fait à l’occasion du six centième anniversaire de la naissance de la Pucelle.

On peut déplorer qu’un esprit libre donne dans ce genre de fable. J’ai déjà noté ici, et je le maintiens, qu’on ignore tout de la date de naissance de Jeanne, et qu’elle-même a déclaré, lors de son procès, qu’elle ne savait pas quel âge elle pouvait bien avoir. Cette réédition relève donc de la pure communication, et c’est une forme d’imposture que de prétendre célébrer un quelconque anniversaire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je vais sans doute relire quelques-uns des romans que j’ai lus, et en découvrir d’autres. On trouve à peu près tout chez Amazon, mais ces gougnafiers forcent un peu sur les prix.

« Neropolis », oui. J’ai beaucoup de considération pour Néron !
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K
Un excellent écrivain en effet ! La lecture de Neropolis a passablement déconcerté l'adolescent que j'étais alors, gavé par les bons pères d'une culture classique quelque peu bowdlerisée.
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