Innocence d’un c(h)réti(e)n fanatique

Publié le par Yves-André Samère

C’est bien sûr tout à fait par hasard que ce film réalisé avec les pieds, Innocence of muslims, a déchaîné l’ire de populations musulmanes dans une douzaine de pays, et cela un... 11 septembre. Quand on sait que le film a été fabriqué par un Égyptien (chrétien), Nakoula Basseley Nakoula, qui a déjà fait 21 mois de taule aux États-Unis pour avoir fabriqué de la drogue (de la méthamphétamine, comme dans Breaking bad !) et commis une fraude bancaire, et qui l’a filmé en août 2011 pour environ 50 000 dollars fournis par la famille de sa femme, quand on découvre que le film a été projeté en privé, à Los Angeles, sur Hollywood Boulevard, le 23 juin, sous le titre Innocence of Bin Laden, et devant un public de crétins convaincus d’avance, puis post-synchronisé en arabe en septembre de la même année, on voit comme tout cela est sérieux et valait bien la mort d’un ambassadeur et de quelques autres citoyens des États-Unis qui n’en avaient jamais entendu parler.

La solution à ce type de mortelles imbécillités ? Pas de solution. Cela durera aussi longtemps qu’il existera des populations illettrées et faciles à fanatiser. On a pu entendre ce matin un manifestant musulman déclarer que cette révolte était une « déclaration de guerre envers les États-Unis ». Expliquer que les États-Unis ne sont pour rien dans les élucubrations haineuses d’un Égyptien escroc et trafiquant de drogue, c’est appliquer un cataplasme sur une jambe de bois. Prenons notre mal en patience et attendons quelques siècles.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Quelques siècles ? Vous êtes optimiste. Attendons plutôt la disparition de l'humanité.
Répondre