Insignifiance de l’Histoire

Publié le par Yves-André Samère

C’est « Le Figaro » qui a soulevé ce lièvre : le site Internet des Archives nationales a consacré vingt lignes à la fin de la guerre d’Algérie, au titre des commémorations nationales. Le texte initial desdites Archives avait été rédigé fin 2010 par l’historien Guy Pervillé, qui a révélé le détail, parce qu’il s’insurgeait que ce texte original avait ensuite été amputé des trois quarts, sans qu’on prenne la peine de le consulter. Ce que les Archives ont gardé ne parle ni de l’OAS, ni des harkis, ni de l’exode des Français d’Algérie, et ne mentionne nulle part le nom de... De Gaulle ! Du point de vue de la censure, un travail d’artiste.

Le délégué aux commémorations nationales, Philippe-Georges Richard, a expliqué : « La direction des Archives a estimé que, pour le moment, la sensibilité étant encore un peu à nu sur le sujet, rentrer dans le détail risquait de soulever des protestations ». C’est vrai ça, presque cinquante ans après les faits, c’est trop tôt pour les gens qui ont la sensibilité [...] encore un peu à nu !

Histoire de rigoler un brin avec ces charlots, signalons que, sur le même site des Archives, on a consacré plus du double de cet espace au magazine « Salut les copains », paru à la même époque, c’est-à-dire en août 1962. Une saine appréciation des valeurs relatives.

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