J.O. - Fin

Publié le par Yves-André Samère

Dimanche soir, Télé-Poubelle diffusait, et sans coupures publicitaires s’il vous plaît, la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Londres. Soit dit en passant, et en l’absence de la reine, c’était un festival d’autoglorification de la part des Britanniques, mais ils n’ont rien d’autre à faire valoir en ce moment – un moment qui risque de durer longtemps !

Certes, c’était imaginatif et souvent inventif, mais enfin, il y avait trop de tout, et surtout trop de musique (j’en parle un peu plus loin). J’ai retenu quelques trouvailles visuelles, comme cet autocar peint de couleurs psychédéliques, qu’on croyait sorti de Carnaby Street en 1970, et qui se transformait en une immense pieuvre, translucide et lumineuse. Création probablement sortie d’un cerveau malade, mais c’était amusant. Moins réussi, ce puzzle en relief construit peu à peu par des intervenants anonymes, et qui donnait à la fin la visage en relief de John Lennon. Oui, mais, d’une part, la figure n’est apparue que durant trois ou quatre secondes avant d’être « déconstruite », comme il faut dire en ce moment, et surtout, on peut se demander ce que les spectateurs du stade ont pu en voir : posée sur le sol, la sculpture éphèmère regardait le ciel, et je doute que, depuis les gradins, on ait pu reconnaître le personnage ! Bref, ce n’était destiné qu’à la télévision.

À part cela, oui, trop de musique. Tout le monde aura remarqué que les Rolling Stones, qui pourtant se montrent partout, brillaient par leur absence, et que George Michael s’attardait au-delà du raisonnable, mais il y avait le groupe Queen, le « meilleur groupe britannique de tous les temps » (là, je suis d’accord), ou du moins une moitié. Freddie Mercury, mort en 1991, avait été remplacé, sacrilège imbécile ! par une fille, Jessie J., que je n’ai pas l’honneur de connaître, et John Deacon, le seul des quatre qui ne chantait jamais, ne bougeait jamais, ne souriait jamais (il était compositeur et tenait la guitare basse), a quitté le métier. Mais Brian May à la guitare et Roger Taylor à la batterie, quoique blanchis avec les années, n’avaient rien perdu de leur talent.

La fin de la soirée a été encombrée par des discours très convenus et soporifiques, et par un ballet venant se surajouter ensuite, mais qui tombait là comme un cheveu sur la soupe. Puis feu d’artifice et passage du drapeau au jeune maire de Rio, la ville qui recevra les Jeux dans quatre ans. Ce qui fut l’occasion d’entendre un peu de samba, et à Londres, c’est si rare !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
C’est parce que, en réalité, elles sont en chocolat !
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D
Ouf, c'est fini.
Une question primordiale : pourquoi, sur les photos (dieu garde, je n'ai pas regardé ce truc), mordent-ils tous leur médaille ?
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