Jacqueline de Romilly

Publié le par Yves-André Samère

Mort aujourd’hui de Jacqueline de Romilly, à l’âge de 97 ans. Quoique j’ignore tout du grec, langue qu’elle avait enseignée et aimée au point de solliciter la nationalité grecque du gouvernement d’Athènes, je m’intéressais à ce qu’elle écrivait, et qui concernait aussi le français. Son dernier livre, Dans le jardin des mots (un recueil de chroniques d’abord publiées dans un journal et portant sur la langue française) m’avait passionné au point que j’avais osé lui écrire pour lui soumettre un point de détail sur une manie langagière assez récente et qui m’exaspère. Bien qu’aveugle, cette académicienne avait eu la délicatesse de me répondre... et de m’approuver sur ce que j’affirmais – chose qui ne m’arrive pas souvent, et par chance je me fiche d’être approuvé.

Elle va manquer à beaucoup.

Mitterrand (je parle du neveu, l’autre n’est même plus de la viande froide) a réagi. Sarkozy, à qui rien de ce qui concerne le bien parler n’est étranger, va sûrement nous donner son sentiment. On attend avec fébrilité.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

K

Je prends toutes mes précautions.


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Y

Tiens ! Jean-Wilfrid fréquente toujours le bloc d’un type ignare et atrabilaire ? Attention à la contagion !


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K

Je n'ai lu d'elle que son recueil de nouvelles les Œufs de Pâques, où elle comparait de façon assez marquante l'amoureux entreprenant à un paon "qui déroule sa queue pour la faire admirer"...
En tout cas c'était une académicienne d'un autre calibre que la Yourcenar.


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