Jacques Ramade... et les autres

Publié le par Yves-André Samère

Comme on ne parlait plus de lui et que je ne supporte pas les émissions de Laurent Ruquier sur Europe 1, je pensais que Jacques Ramade était mort. Mais non, à 81 ans passés, il remonte sur scène à partir du samedi 12 dans une pièce du même Ruquier, au titre étudié pour diffamer sans risque, Parce que je la vole bien. François-Marie Banier ne pourra pas se plaindre, on ne le nomme pas, et tante Liliane n’apparaît pas (enfin, je n’en sais rien, mais il n’y a aucune actrice âgée dans la distribution, à moins que Catherine Arditi soit une actrice âgée).

Ramade, je l’ai rencontré en 2000, et je lui avais demandé de m’envoyer une photo de lui, ce qu’il a fait dès le lendemain. Dédicacée, la photo. Un homme délicieux, spirituel aussi. Il faisait partie de la première émission de Ruquier producteur, sur France Inter, une émission bouche-trou pour la durée de l’été 1992, Ferme la fenêtre pour les moustiques. Sa spécialité, les brèves, qu’il ponctuait d’un petit air de cette moulinette qu’il emportait partout. Redoutables, ses brèves. Je me souviens de celle qu’il avait composée lorsque des aigrefins avaient monté quelques borborygmes de Jeanne Calment, alors la Française la plus âgée, pour en faire un rap : il s’était contenté de six mots, « Jeanne Calment va sortir en coffret » ! C’était plus fin et redoutable que les inepties vulgaires de cet humoriste en peau de lapin qui, hier, sur deux messages électroniques, m’a menacé de me faire mon affaire parce que mes railleries ont chatouillé sa vanité (non, ce n’est pas Guillon, pas Morin non plus, ni Mailhot). Mais d’ici à ce qu’il me retrouve, la Seine se sera évaporée, et Carlita se sera remariée avec Berlusconi. Il fait bien, en tout cas, de se prénommer Manuel, car s’il s’appelait Intellectuel, on pourrait le poursuivre pour fausse identité.

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